SCENE III
Les Mêmes, ALBERTI, deux Pages, puis RAFAËLE et SES Femmes.
VOIX dans la coulisse.
Par ici!... par ici!...
ALBERTI, entrant par la gauche et allant à Rincon et Miguel, qui sont au milieu de la place. Très ému.
Messieurs!... Capitaine!... Venez-moi en a'dj!... Jo
conduisais la fille de Son Excellence au couvent de Groenendaal... Mais, à la vue de ces gens pendus aux portes de la ville, dofia Rafaële a été prise d'une telle épouvante, qu'elle a voulu revenir, malgré moi, sur ses pas!... La voici!... dans cette rue. Elle veut absolument retourner au Palais!... Je vous en prie, Capitaine, faites que Ton nous y conduise, par un chemin détourné...
Tambours au loin.
RINCON
Bien, bien, Monsieur!... Faites avancer votre litière, vite; car le cortège sort déjà du Palais!...
ALBERTI
Par ici, Senora, par ici!... (Rafaële entre dans la litière où la religieuse est assise en face d'elle, suivie de ses femmes et de
ses pages.) Tout droit, n'est-ce pas?
RINCON
Tout droit!... Mais vite, vite!...
RAFAËLE.
Attendez!...
On s'arrête.
ALBERTI*
Pourquoi arrêter, sefiora?... Rentrons!...
Pas encore!... Je veux savoir d'abord pourquoi ce monde, ces soldats, ces tambours?... Que se passe-t-il donc ici, Messieurs?...
RINCON, sur un geste d'Alberti.
Rien du tout, senora; — une revue, simplement.
RAFAËLE.
Ahl...
Sons de trompettes sons la voûte.
•Albert!, Rafaële, la religieuse, Rincon, La Tréraoïlle Karloo