ACTE TROISIÉxME
ments. Continuez à me mander secrètement tout ce que vous savez de monsieur le Duc, et brûlez cette lettre! — Dieu avec vous!... Philippe. — Je me méfie singulièrement de Vargas. Ne le perdez pas de vue »
Morne jeu que Vargas pour regagner sa place. VARGAS, le saluant avant de s'asseoir.
Mes compliments!
DELRIO, de même.
Les miens !
ALBE
Messieurs, voici un post-scriptum du Roi qui est pour tous... « Monsieur mon fils, don Carlos, est mort subitement dans la nuit de Noël! »
VARGAS et DELRIO.
L'infant?...
ALBE, continuant.
« ... J'avais oublié de vous le mander... »
LA TREMOÏLLE, à part, toujours à sa lecture.
Depuis trois mois... Excellent père!...
ALBE, continuant.
c ... Ce malheureux fils m'a causé tant de tourments, que je ne sais vraiment si nous devons nous atlliger de sa fin, ou nous en réjouir!... » Messieurs, nous nous associerons à la douleur du Roi en prenant tous le deuil.
DELRIO
Certes, Monseigneur!...
II se rassied ainsi que Vargas.
LA TREMOÏLLE, à lui-même.
Avec plaisir.
ALBE
Ah ! vous êtes toujours là, monsieur le Marquis?
Votre Excellence m'ayant donné son palais pour prison, en attendant qu'il lui plaise de me congédier, je lis. pour me distraire, les campagnes de l'empereur Charles-Quint.
ALBE, railleur.
Un grand monarque, monsieur le Marquis... Vos Français en savent quelque chose...
LA TRÉMOÏLLE
Un grand mangeur surtout, monsieur le Duc. J"ai eu l'honneur de dîner avec Sa Majesté au couvent de Saint-Just, et je suis encore épouvanté de tout ce qu'elle a englouti devant moi. Tudieu! un appétit!...
ALBE
Impérieux!...
LA TRÉMOÏLLE
Impérial!...