‹ PartieChapitre 66 sur 135 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les MÊMES, RAFAÈLE, une Religieuse et UNE Suivante.

ALBE, allant à elle tendrement et la prenant dans ses bras.

Ah! chère enfant! Eh bien?...

RAFAËLE, soutenue par ses femmes.

Cela va mieux.

ALBE, aux femmes.

Le fauteuil!... — Cette affreuse toux?...

RAFAËLE, tandis que la TrémoïUe devance les suivantes et fait descendre le fauteuil *.

C'est un peu moins fort...

Elle tousse.

ALBE

Assieds-toi!... (il la fait asseoir dans le fauteuil). Et ceS

cruelles douleurs, là?

* Albe, Rafaële, La TrémoïUe.

RAF AELE, souriant tristement.

Toujours!

ALBE

Maître Alberti m'a pourtant promis qu'il te ferait dormir!

RAFAËLE.

Oh! je dormirai!...

ALBE

Noircarmes, la fenêtre!... il vient un air glacé.

Il morite vers la fenêtre que Noircarmes terme. Peudaaî oe temps la Trémoïlle dépose un coussin sous les pieds de Rataëie.

RAFAËLE.

Merci, Monsieur.

ALBE, redescendant.

Merci. Marquis!... (il prend la main de sa fille.) De la fièvre toujours!... et des mains si brûlantes!... Rinoû entre sur la pointe du pied et parle à Noircarmes.

RAFAËLE.

J'ai tant souffert tout à l'heure! — Mais, à prcsciit, je t'assure que cela va mieux!

ALBE, baisant ses mains avec amour.

Ah! douce et belle enfant!... Ma chère tendresse...

Noircarmes, Vargas, Delrio, à qui Rincon vient de parler, hésitent, puis Noircarmes se décide.

NOIRCARMES, timidement.

Monseigneur!..

Quoi? qu'est-ce? — Je n'ai plus besoin de vous, allez!

NOIRCARMES.

Je demande pardon à Votre Excellence; mais c'est une chose assez grave...

Page 1