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SCENE PREMIERE

ALBE, NOIRCARMES, VARGAS, RIXCOX*.

Un soldat à l'entrée du couloir, à gauche. ALBE.

Noircarmes !

NOIRCARMES.

Monseigneur.

ALBE, sortant de la chambre de la torture et après être descendu silencieusement devant la table**.

Quelle heure?...

NOIRCARMES.

Sept heures, monsieur le Duc.

• Rincon, Vargas, Noircarmes, Albe. •* Rincon, Yargas, Albe, Noircarmes.

ALBE

Tout est prêt sur la place?

NOIRCARMES.

Oui, Monseigneur.

ALBE

L'échafaud?... le bûcher?...

NOIRCARMES.

On le dresse.

ALBE

Rincon!... Le régiment de Lombardie sur la Grande- Place, comme au supplice d'Egmont et de Hornes!

RINCON

Oui, monsieur le Duc!

ALBE

Le régiment de Sardaigne gardera toutes les portes de la ville, que Ton va fermer, et qui ne seront rouvertes qu'après l'exécution... Les régiments de Sicile et de Naples feront le service ordinaire... et Serbelloni me placera des canons chargés à mitraille à toutes les issues du Grand-Marché... Allez!

Rincon sort par le cotiloir de gauche.

VARGAS

Monseigneur, M. l'ambassadeur de France a reçu la rançon de M. de la TrémoïUe, par des traites sur les Fuggers d'Augsbourg.

ALBE, signant uu saaf-conduit sur la table.

Un sauf-conduit pour Lille à ce Français, et qu'il nous vide la place.

Il lui passe le papier.

VARGAS

Oui, Monseigneur.

U remonte et va remettre le sauf-conduit au soldat à droite, qui sort puis il redescend.

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