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CLAIMS DU LAC SLOKO

En 1908, Monsieur Alex. McDonald fut informé par des Indiens de la présence de charbon flotté près du sommet sudest des montagnes Sloko et à un point au nord-est et au-dessus de l'extrémité inférieure (est) du lac Sloko. Depuis cette date dix claims ont été localisés dans le voisinage par Alex. Mc- Donald, Norman Mcleod, James Johnson, M. A. Dickson, J. Dunham, M. Wynn Johnson, David Gibb, E. Lambert, N. C.

#Wheeling et Samuel Johnson. Sept de ces claims appartiennent aujourd'hui à la Amalgamated Development Company de Vancouver, C. À. sont Lontrolés par elle

Les roches q.: affleurent sür !:s rives ou sur les collines au-dessus de l'exti mit& inférieure u lac Sloko sont surtout des coulées volcanique: #1 des tufs, te couleur grise ou jaune sauf quand ils sont ten.’s 'uvide de fer. Leur composition Îles place entre les rhyolites et les andésites, et beaucoup d'entre el. pourraient ainsi être désignées sous le nom de latites ou de tuffs latitiques. Il y a quelques dykes de basalte qui recoupent ces matériaux mais ne forment pas une partie essentielle de la formation géologique générale. Les coulées de lave sont presque horizontales le long des flancs de la vallée du lac Sloko, et donnent naissance à des bancs ou terrasses qui forment d'immenses marches sur les pentes de la montagne. Ces roches s'altèrent facilement sous l'influence des agents atmosphériques et elles décrépitent rapidement, en donnant naissance à un talus qui à son tour se décompose en formant des matériaux fins comme de la cendre. Les montagnes ont donc, en plusieurs endroits, un aspects déchiqueté et abrupt, ce qui donne au paysage une apparence sauvage et imposante.

Les roches volcaniques s'étendent vers l'est au bas de la vallée de la rivière Sloko, la décharge du lac Sloko, sur une distance d'environ 2 milles, où les roches sédimentaires, appartetenant à la formation Laberge du Jura-Crétacé, affleurent et de là elles continuent vers le bas de la vallée au moins sur une distance de plusieurs milles. Les lits de la formation Laberge existent aussi sur les pentes de la montagne sur le côté nord de la rivière Sloko, où elles s'étendent jusqu'à une élévation de 2,550 pieds au-dessus du lac Sloko à leur affleurement le plus au nord-ouest, à environ 244 milles vers le nord-est à partir du coin nord-est du lac. A cet endroit il n'y a qu'une étroite langue de ces roches qui n'aient été enlevées par l'érosion et par les procédés d'altération par les agents atmosphériques, ap- Partenant au manteau originel de roches volcaniques et celui-ci est encore entouré et recouvert sur trois côtés par des lits hori- Zontaux qui cachent les parties restantes des roches de la formation Laberge au nord, à l'est et à l'ouest.

Les lits sédimentaires quand ils affleurent ont une direction N. 70° O., et pendent vers le sud-ouest sous un angle de 20° à 50° et consistent surtout de schistes argileux fins de couleur sombre, de grès et de greywackes et comprennent aussi, près du sommet de la chaîne, des conglomérats sombres qui appartiennent aux congolmérats Tantalus, formés entièrement de cailloux de quartz, de chert et d’ardoise, généralement solidement cimentés ensemble. Toutes les couches importantes de charbon que l'on a trouvées dans le nord de la Colombie Anglaise et dans le sud du Yukon se trouvent associés à ces lits de conglomérat Tantalus.

La partie la plus supérieure de cette surface sédimentaire que l'on vient de décrire, est presque partout recouverte de plusieurs pieds de matériaux de décomposition et d’altération, emprunts aux roches volcaniques et sédimentaires, surtout volcaniques, environnantes et sousjacentes, qui sont des sables, de la boue, et de l'argile; c:s matériaux en certains endroits contiennent une certaine quantité de charbon lavé qui se présente quelquefois en lits plus ou moins mélangés avec les autres produits d'érosion et de décomposition, et près du sommet de la chaîne on a trouvé des lits de lignite et de bois carbonisé ayant jusqu’à 6 pouces d'épaisseur. ‘)n a d'abord cru que ces lits de charbon détritique étaient des couches de charbon en place, mais après une plus minutieuse inspection on s'aperçut qu'ils n'étaient que du charbon flotté.

Quand nous avons visité cette localité vers la fin de septembre 1910, les couches de charbon flotté n'avaient pas encore été découvertes, mais on prétendait les atteindre par un peu de travail. Les morceaux de charbon trouvés ont le caractère lignitique et ferait un bon combustible. Ce charbon, s’il était trouvé en place, serait difficile à exploiter parce qu'il est situé sur le sommet de la montagne beaucoup au-dessus de la ligne de boisage et dans une partie presque inaccessible du district. On devrait s'efforcer de suivre les couches, quand on les aura découvertes, jusqu’à la région plus accessibles de l'est ou du sudest, dans les vallées de la rivière Sloko ou de ses tributaires, où il pourrait être payant d'exploiter le charbon, si on le trouve en couches nettes et d’une bonne épaisseur.

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