‹ Partition des Deux marisChapitre 14 sur 22 · VAL SAIN , DORSAN · texte numérisé non relu

VAL SAIN , DORSAN

DORSAN

Tu es seul î

VALSAI N.

Ah }. c'est toi Tu me vois encore dans

une agitation — Tu l’as entendue, tu peux maintenant t’en faire une idee . Douteras tu encore de mon malheur ?

DORSAN

Eh bien , veux - tu que je te - parle franchement- Tu avais tort.

VALSAI N.

J'avais tort î

DORSAN

Oui , sans doute . Tu veux une chose et l'instant d’après, tu ne la veux plus. Ecoute donc , mon ami , il faut être sêvere pour nos femmes , mais il faut d’abord être juste .

VALSAI N.

Je devais a t’entendre , la conduire moimême auprès de ce jeune homme !

DORSAN

il y a des jeunes gens partout Je ne

te croyais pas jaloux.

VALSAIN.

Jaloux , moi î jaloux Je ne le suis

pas plus que toi. Mais enfin, on a de l’honneur.

DORSAN

Ah! sans doute, 1 ’ honneur outrage" ne , pardonne rien . Maïs le tien n’est pas compromis. Ainsi n’aie pas toujours cet air sombre et grondeur , allons , sois donc

aimable.

VALSAIN. >

Mon ami , je fais tout ce que je peux pour te ressembler.

SOPHIE, paraît et écouté- VALSAIN .

Mais que veux -tu, ma femme me déteste.

Ne te mets donc pas cela dans l’idee.

Une femme qui aurait un bon caractère s’empresserait de revenir a moi , mais je suis sûr qu’il y en a pour huit jour.

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