VAL SAIN , DORSAN
DORSAN
Tu es seul î
VALSAI N.
Ah }. c'est toi Tu me vois encore dans
une agitation — Tu l’as entendue, tu peux maintenant t’en faire une idee . Douteras tu encore de mon malheur ?
DORSAN
Eh bien , veux - tu que je te - parle franchement- Tu avais tort.
VALSAI N.
J'avais tort î
DORSAN
Oui , sans doute . Tu veux une chose et l'instant d’après, tu ne la veux plus. Ecoute donc , mon ami , il faut être sêvere pour nos femmes , mais il faut d’abord être juste .
VALSAI N.
Je devais a t’entendre , la conduire moimême auprès de ce jeune homme !
DORSAN
il y a des jeunes gens partout Je ne
te croyais pas jaloux.
VALSAIN.
Jaloux , moi î jaloux Je ne le suis
pas plus que toi. Mais enfin, on a de l’honneur.
DORSAN
Ah! sans doute, 1 ’ honneur outrage" ne , pardonne rien . Maïs le tien n’est pas compromis. Ainsi n’aie pas toujours cet air sombre et grondeur , allons , sois donc
aimable.
VALSAIN. >
Mon ami , je fais tout ce que je peux pour te ressembler.
SOPHIE, paraît et écouté- VALSAIN .
Mais que veux -tu, ma femme me déteste.
Ne te mets donc pas cela dans l’idee.
Une femme qui aurait un bon caractère s’empresserait de revenir a moi , mais je suis sûr qu’il y en a pour huit jour.