SCENE XVII
VALSAI N , DORSAN.
DORSAN
Te voila, je sois charme de te voir....
js ai a causer avec toi .
VALSAIN .
Hâte -toi donc, car l’êtrangere dont je t’ai parle veut absolument continuer sa route et je vais faire mes effort pour la retenir jusqu* a demain.
DORSAN
Que m'importe ’
VALSAI N.
Je veux te faire faire connaissance avec el le ,
DORSAN
Je te remercie .
VA LS A IN
J 'ignore qui elle est, elle ne s’est pas fait connaître mais elle a un air tendre, mélancolique. Je soupçonne que c’est qnelqne victime de l’amour -
DORSAN
Elle a peut - être un mari qui te ressemble
VALS AIN
Que veux -tu dire ?
DORSAN
Oui * Valsain , mon ancienne amitié me donne
le droit de te parler sans détour Tu te
conduis fort mal avec ta femme .
VALSAIN.
Comment ?
Je suis fâche de te le dire , mais il faut trancher le mot tu es un tyran.
VALSAIN.
Un tyran, moi, la douceur même , moi, l’homme le plus juste, le plus indulgent.
DORSAN
Tu te le figures, mon ami; on ne se connaît pas soi même .
VALSAIN.
Pour le coup tu as raison... on ne se connait pas soi même... mais il me semble que tu prends à ma femme un intérêt bien vif.
DORSAN
Cest qu’en vérité, je suis honteux pour toi....
VA LS Al N.
Ah.1 c’en est trop . . . Vamitie' a ses droits, mais ils ne vont pas jusqu’à s’immiscer dans de pareils débats... mon cher Dorsan , avant de censurer les autres il faudrait d’abord s’examiner un peu soi -.même, et que lorsqu’on est séparé de sa femme , on n’ a pas bonne grâce a blâmer un homme qui a de justes sujets de plainte contre la sienne.
DORSAN
Puisqu’il en est ainsi.
VALSAIN.
Je te quitte pour me rendre auprès de cette dame tu ne m’en veux pas de cette franche explication n’est - il pas vrai ?
DORSAN
Non... je n’ai plus rien à dire...
VALSAIN. ‘
Adieu donc, sans rancune. ; <•