DORSAN, SOPHIE , VA LS AIN , CLEMENCE
VALSA ÎN
Que vois - je ?
DORS AN
Dieu ! ma femme !
VALSAIN, a Sophie.
Sa femme !
DORS \N
Que faites -vous ici, madame répondez.
VA LS A IN , a D orsan .
Repondez vous-même. Vous étiez aux genoux de madame. Quoi , monsieur, sans respect pour l’amitié.
I , DORS AN
Un instant. Pouvez-vous croire.
VALSAIN, ’a Sdphie.
Et vous, madame, retirez-vous.
SOPHIE
ij Mon ami , écouté .
VA LSA1N.
Retirez-vous, vous dis -je.
CLEMENCE
Ah! monsieur, ne vous hâtez pas de Jes condamner apprenez par mon exemple à ne pas accuser legerement votre épousé et votre ami . VALSA IN.
Que voulez -vous dire.
CLEMENCE
Fatiguée des injustices de monsieur , j’allais dans mon desespoir le fuir pour toujours... je partais,- un de ses amis me presse me conjure... il se jette à mes pieds....
DORSAN
Eh! c’est précisément ce que je viens de faire .
CLEMENCE
Eh! bien monsieur, jugez - vous et jugezmoi .
DORSAN
Ah! j’entrevois... mais, madame , est-il bien
sur : . .
i VALSAI N , a Sophie.
Eh! vous, madame, est- il bien certain?...
DORSAN
Je te proteste ....
VALSAIN, a Dorsan .
Je ne veux pas être plus credo le que toi, mon honneur n’est pas moins délicat- ainsi avoue que tu as a tort accuse madame ou que tu m’as outrage.
Depechez - vous de vous embrasser. Quant
a moi, je n’v tiens plus. Il faut que j’emi brasse mon mari .
DORSAN
Eh .' quoi , tout ceci n’etait qu’une feinte?...
VALSAIN.
Tu ne voulais pas entendre la vente , malheureux, il fallait te la montrer... non, mon ami, je \ne suis pas un tyran. J’ai seulement voulu ressembler â quelqu’un de ma connaissance •
CLEMENCE
Mon ami, oublions tout.
DORSAN
Ah! Clemence! Ah! Valsain!.. mais il n’est pas possible que je sois aussi ridicule que tu me I ’as paru .
VALSAIN.
Mon ami , on ne se connait pas soi-même.
SOPHIE
il peu! se corriger. Dans le fond.il n’est pas méchant, voulez- vous m’en croire. Monsieur. Ne nous quittez pas, restez quelque tems avec nous. Le spectacle de notre union vous a d’abord éclairé, celui de notre bonheur achèvera de vous rendre' heureux.
DORS AN
Eh! bien soit. j’y consens, a condition que vous serez mon mentor.
SOPHIE
J’accepte. Mais prenez garde a vous...
je vous réponds que je m’acquitterai bien de mon personnage .
DORSAN
Je n’en doute pas d’après la manière don vous venez d’en remplir un autre.... quand on songe que la femme la plus douce, la plus naïve, sait si bien dissimuler... il y a de quoi frémir-
VALSAIN.
Que veux - tu , mon ami, elles sont toutes comme cela, mais elles sont si aimables , Eh bien , madame , avions nous tort de vous dire .