‹ Partition des Deux marisChapitre 22 sur 22 · DORSAN, SOPHIE , VA LS AIN , CLEMENCE · texte numérisé non relu

DORSAN, SOPHIE , VA LS AIN , CLEMENCE

VALSA ÎN

Que vois - je ?

DORS AN

Dieu ! ma femme !

VALSAIN, a Sophie.

Sa femme !

DORS \N

Que faites -vous ici, madame répondez.

VA LS A IN , a D orsan .

Repondez vous-même. Vous étiez aux genoux de madame. Quoi , monsieur, sans respect pour l’amitié.

I , DORS AN

Un instant. Pouvez-vous croire.

VALSAIN, ’a Sdphie.

Et vous, madame, retirez-vous.

SOPHIE

ij Mon ami , écouté .

VA LSA1N.

Retirez-vous, vous dis -je.

CLEMENCE

Ah! monsieur, ne vous hâtez pas de Jes condamner apprenez par mon exemple à ne pas accuser legerement votre épousé et votre ami . VALSA IN.

Que voulez -vous dire.

CLEMENCE

Fatiguée des injustices de monsieur , j’allais dans mon desespoir le fuir pour toujours... je partais,- un de ses amis me presse me conjure... il se jette à mes pieds....

DORSAN

Eh! c’est précisément ce que je viens de faire .

CLEMENCE

Eh! bien monsieur, jugez - vous et jugezmoi .

DORSAN

Ah! j’entrevois... mais, madame , est-il bien

sur : . .

i VALSAI N , a Sophie.

Eh! vous, madame, est- il bien certain?...

DORSAN

Je te proteste ....

VALSAIN, a Dorsan .

Je ne veux pas être plus credo le que toi, mon honneur n’est pas moins délicat- ainsi avoue que tu as a tort accuse madame ou que tu m’as outrage.

Depechez - vous de vous embrasser. Quant

a moi, je n’v tiens plus. Il faut que j’emi brasse mon mari .

DORSAN

Eh .' quoi , tout ceci n’etait qu’une feinte?...

VALSAIN.

Tu ne voulais pas entendre la vente , malheureux, il fallait te la montrer... non, mon ami, je \ne suis pas un tyran. J’ai seulement voulu ressembler â quelqu’un de ma connaissance •

CLEMENCE

Mon ami, oublions tout.

DORSAN

Ah! Clemence! Ah! Valsain!.. mais il n’est pas possible que je sois aussi ridicule que tu me I ’as paru .

VALSAIN.

Mon ami , on ne se connait pas soi-même.

SOPHIE

il peu! se corriger. Dans le fond.il n’est pas méchant, voulez- vous m’en croire. Monsieur. Ne nous quittez pas, restez quelque tems avec nous. Le spectacle de notre union vous a d’abord éclairé, celui de notre bonheur achèvera de vous rendre' heureux.

DORS AN

Eh! bien soit. j’y consens, a condition que vous serez mon mentor.

SOPHIE

J’accepte. Mais prenez garde a vous...

je vous réponds que je m’acquitterai bien de mon personnage .

DORSAN

Je n’en doute pas d’après la manière don vous venez d’en remplir un autre.... quand on songe que la femme la plus douce, la plus naïve, sait si bien dissimuler... il y a de quoi frémir-

VALSAIN.

Que veux - tu , mon ami, elles sont toutes comme cela, mais elles sont si aimables , Eh bien , madame , avions nous tort de vous dire .

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