‹ Pascal et les pascalins: d'après des documents contemporainsChapitre 45 sur 83 · VERS LATINS · texte numérisé non relu

VERS LATINS

M. Gomberville estime peu les vers latins, à cause qu'on a perdu la mesure et la latinité. Malherbe disoit que si Virgile et Horace revenoient au monde, ils donneroiént les estrivières à tous les poeteraux qui defhgurent comme ils font leur langue et leur poésie (fol. 127 v"),

M. ARNAULD DAN DEL Y (d'ANDILLY)

Le Roy veut qu^on luy paye les mil escus que la feue reine luy donnoit, et le passé qu'on ne luy avoit pas payé depuis dix ou douze années {foL 133 v^) ^

boesleau. voiture.

Plus on le lit (Boileau) , moins on y trouve de beautés ; il n'en est pas de niesme de Voiture. Boisleau a pillé Perse et un Normand qui a escrit des satyres en françois ^. La poésie de Boisleau est instructive. La poésie dogmatique ^ est d'ordinaire froide.

RECUEIL DES POEZIES

M, Dandilly et M. de Gomberville reforment le recueil des poésies que M. de Brienne * veut doimer au public. Ces Messieurs

1 Sur le budget de Robert Arnaud d^Âudilly, voir Vakin, La Vérité sur les Arnauld, t. II, p. 367-369.

^ Monmerqué a écrit en marge : « Qui est ce Normand ? Serait-ce du Lorens ? i* N'ctait-ce pas cher cher bien loin, et le Normand pillé ne serait- il pas simplement Mathurin Réjrnier^ né à Chartres ^ il est vrai, mais mort à Rouen, d'ailleurs neveu du poète Desportes^ Chartrain, lui aussi, associé cependant par Boileau même à Jean Bertaut, de Caen, comme précurseur de Malherbe ?

^' Monmerqué a corrigé en interligne : didactique.

^ Sur Brienne, voir Port-Royal, t. Y, p. 18-22 et plus haut, p. 32.

estiment trop les vers enflés- On n'a trouvé qu'une bonne stance dans la Vis de Jésus-Christ de M. d'Andilly, rien de l'Imitation de Jésus-Christ de Corneille, assés dans Ménard * que M. de Gomberville estime, peu dans-., (mots omis). Il y a plusieurs sonnets îiégKgés et languissans. On a beaucoup délibéré sçavoir si on mettroit Vode de M. Sarrazin à Monsieur le Prince sur la prise de Dunkerque. On s'y est enfin résolu pour y mettre quelque chose de luy. Il y a de grandes beautés et de grands deffauts (fol. 141).

BARBIER (d'aUCOUR) '^

U se perfectionne : Onguent pour la brusleure, peu de choses ; Chamillardes, meschantes pointes. Il y a la mesme différence des Godinettes ou Cham illardes G odi nettes à la Lettre à un conseiller contre le P. Annat. Il proflfite ; il ne faut pas que* les pointes paroissent.

DES CARTES

Ce n'est quasi qu'un project. On a exclu les caitistes de rassemblée des mathématiciens. Des Cartes, en approffondissant trop nous a jette presque dans le pirronisme et l'embarras (fol. 146}.

HOMELIE DE SAINT CHRISOSTOME. M, THOMAS.

M. Thomas en a fait la traduction ; M. de Sassy les a reveues. Il a achepté une charge de Maistre des Comptes à Rouen ^ (fol. 14S).

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