‹ Pascal et les pascalinsChapitre 1 sur 75 · D VPRES DES DOCUMENTS CONTEMPORAINS · texte numérisé non relu

D VPRES DES DOCUMENTS CONTEMPORAINS

Le nom de Pascalin, qu'on traduirait aujourd'hui peut-être Pascalisant, mais avec une nuance qui en modifie la signification, n'était pas inconnu des contemporains de Pascal. On le rencontre employé pour désigner le petit groupe de ses admirateurs qui se donnaient plus spécialement pour ses disciples. Il y aurait une étude à entreprendre sur cet entourage du grand homme qui contribuerait sans doute à faire connaître son milieu et ses amis. Depuis plusieurs années, je me suis proposé de conduire à bonne fin cette enquête à travers un manuscrit du plus haut intérêt dont j'ai eu occasion d'extraire déjà de nombreux jugements littéraires '. Entraîné par d'autres sujets qui m'ont interdit de mettre en œuvre les documents amassés, je suis contraint, pour ne point faire banqueroute complète à cette promesse, de restreindre mes premières visées. Au lieu de restituer les portraits des divers personnages qui ont gravité alors autour de Pascal et livré leurs jugements et leurs impressions dans les entretiens dont le manuscrit en question conserve l'écho, je ne ferai ici

1 II s'agit du manuscrit 4333 des nouvelles acquisitions françaises de la Bibliothèque nationale, dont j'ai tiré des renseignements sur Bourdaloue, Bossuet et d'autres orateurs du temps. Voir mon Histoire critique de la Prédication de Bourdaloue, t. III. Paris, Beauchesne, 1906, p. 455 et suivantes. C'est là que j'avais promis la présente esquisse. Cf. Supplément au Predicatoriana, extrait du Bulletin du Bibliophile, 15 août 1906, et Revue Bossuet, 25 décembre 1905, p. m-116. On trouvera aussi les jugements relatifs à la controverse protestante dans mon essai sur le Ton de la Prédication avant Bourdaloue, p. 254 à 284. Paris, Beauchesna, [906.

qu'enregistrer leurs témoignages, dans l'ordre très artificiel du manuscrit, sans trop insister sur les signatures, sans prendre même le soin de grouper ensemble les réflexions de même genre ou de provenance analogue. Les différents témoins, personnages obscurs souvent, appelés à déposer ainsi sur Pascal et son œuvre, seront signalés au passage par quelque note sommaire, en attendant qu'un historien retrouve leur biographie complète, rétablisse leur état civil et les prés au public tels qu'ils furent avant de retomber dans l'oubli. Ce qui importe après tout, c'est moins leur personne que leur attestation et sa date, car ils nous fournissent, tout ignorés qu'ils sont, l'état de l'opinion d'un certain cercle intellectuel au temps de Pascal et sur son œuvre. Pour la description technique du manuscrit d'où sont tirés ces témoignages, je me borne à renvoyer à l'Histoire critique de la Prédication de Bourdalouc ; elle y a été donnée aus>i complète que possible. Le titre ajouté en tête du recueil par M. Monmerqué, possesseur autrefois de ce manuscrit, acquis par lui en 1832, en révèle suffisamment le contenu. Le savant annotateur de nos grands écrivains définissail ainsi ce volume : « Espèce d'Ana très curieux, seulement il y a trop de choses théologiques, mais c'était le goût du tcin))-,. Ce sont des remarques tirées de la conversation de gens instruits qui se réunissaient en confér< m

Chez qui se tinrent ces entretiens, et quel est l'hôte anonyme, sorte de Mécène ou de Conrart, qui, accueillant chez lui (Us gens de tout bord, mais surtout les principaux jansénistes (les conversations ont notablement cette couleur), notait ensuite soigneusement le résumé de la causerie, en y joignant d'ordinaire le nom de l'interlocuteur par manière de signature,

1 e qui demeure un problème. Sans avoir déchiffré cette énigme, il m'a semblé possible, complétant certain

de Monmerqué, de dater approximativemen

h. h . Elles embrassent un intervalle de plusieurs années;

les plus anciennes ne remontent pas notablemenl avanl 1669, certains événements, comme La profession de Mllr de

La Vallière, mai 1675, permettent de descendre tout au moins jusqu'à cette date. Un dépouillement plus attentif permettra Seins doute de préciser les dates extrêmes, mais pour notre collection de textes sur Pascal et ses amis, nous pouvons nous contenter de ces approximations. La mise en œuvre de ces documents ici réduite à son minimum, permettra quelque jour des conclusions plus complètes. D'une façon générale, on peut dire que la plupart des témoins qui parlent ici de Pascal appartiennent à deux mondes très distincts : d'une part des théologiens de profession, comme le docteur de Sorbonne Manessier, l'un des députés jansénistes compagnons de Louis de Saint-Amour, lors du voyage de Rome, entrepris pour conjurer la condamnation des cinq propositions, comme le P. Desmares, son associé dans cette ambassade ' ; de l'autre, des écrivains, écrivains obscurs, mais' puristes aussi de profession, traducteurs au service de Port-Royal, comme Gomber ville, l'auteur de romans si longs et si oubliés, un certain Lumbert, qui paraît tenu pour un oracle, et dont la sévérité semble étrange. Ce ne sont donc point des noms de premier ordre, mais cela n'empêche que certaines conversations sont signées de Bossuet, d'autres du prince de Condé, d'autres de Mascaron 2, et la plupart, non point les moins intéressantes, du docteur de Sorbonne, Dirois, un militant du parti janséniste, surtout connu par ses lettres à Bossuet. Sans nous attacher à énumérer, du reste, la gamme si variée des interlocuteurs dont le souvenir est consigné dans ce recueil, limitons-nous à reproduire leurs réflexions signées, sauf à donner quelques détails nécessaires sur les plus obscurs, quand il est possible. L'attitude générale et habituelle des théologiens est le

1 Voir sur Manessier, le Ton de la Prédication avant Bourd p. 256. n. 2 ; sur Desmares, voir Hist. critique de la Prédication, t. III, p. 447 et 457.

- Voir le jugement sur Mascaron par Desmares, Revue B déc. 1905, p. ni et celui de Condé sur l'un et l'autre, ibid.

dédain pour Pascal, ce qui explique et confirme la lettre si étrange au premier abord que Nicole a écrite sur les Pensées '. Le plus déterminé sous ce rapport, on pourrait presque dire le plus farouche, c'est Bridieu, l'archidiacre de Beauvais,

qui fut connu surtout par ses exils pour cause de prédications jansénistes. C'est à lui que nous empruntons l'expression Pascahn, qui a dans sa bouche une couleur de mépris, comme on peut en juger par un de ses témoignages où Pascal est en cause. Voici ce qu'on lit sous son nom, après la rubrique Auteurs, résumé sans doute d'une série de jugements d'allure tranchante, énoncés par lui :

.M. Dodart, médecin, a une grande douceur dans son entre tien; Nicole a plus de feu; Dubois a infiniment de l'esprit, et est celuv. dit-on. qui approche le plus de M. Paschal et qui l'a le mieux imité.

Il y a là un mélange de noms qui étonne et appellerait de longs commentaires ; on voit par la série de ces oubliés quelle annotation exigerait ce recueil de conversations, >'il fallait ressusciter tous ces morts. Dodart, le médecin de Boileau et de Racine, connu par leurs lettres, correspondant de Bossuet et d'Arnauld, est surtout connu par son rôle près de Racine mourant dont il sauva l'Abrégé de l'Histoire de Port-Royal et autres papiers alors dangereux. On >.iit quelle estime avait de lui Gui Patin, qui applaudit dans ses lettres a Falconet, aux premiers succès du jeune médecin, encore à études et licencié le 5 juillet 1660 -.

Du Bois de Goibaut est l'académicien, traducteui d'un certain nombre d'ouvrages de saint Augustin dont la pr aux Sermons de ce Prie, sorte de déclaration paradoxale

1 Voir cette lettre qu( j'ai « Ltée et rapprochée d'autres jugements

-m Les Peu - de Pa cal dans mon étude sur Y Ipologétiqui

de Nia F l'Institut catholique de Paris,

Jio\ [906, I'

. Patin, éd. Réveillé Parise, 1. III. p. 231.

contre les sermons étudiés, provoqua une réponse d'Arnauld, qui fut son dernier livre, les Réflexions sur l'éloquence l. Tl est donné ici comme un disciple et imitateur de M. Pascal, et celui-ci, envisagé du moins comme auteur, et pour le mérite de son style, reçoit un semblant d'éloge qui suppose grande estime ; mais attendons la fin et la restriction venimeuse qui complète ce jugement sur les auteurs. Au fond Bridieu les goûte médiocrement, les juge pauvres de fonds, et profitant de cette occasion pour taxer leur « école » leur reproche, en somme, de n'étudier qu'à peine, et l'on sait ce que les Bridieu, les Arnauld, les Hermant appelaient travailler et si leurs lectures assidues de saint Augustin et des autres Pères supposaient labeur et santé de fer. Recueillons ce verdict qui condamne les auteurs moins favorisés sous ce rapport, mais nous livre en même temps l'usage de ce mot Paschalin, expression reçue alors :

Les Paschalins étudient peu : de la Chaise, du Bois. Paschal; M. du Bois n'a pas même de santé (f. 54).

Filleau de la Chaise, qui se lit connaître par sa participation à l'édition des Pensées de Pascal, sous le pseudonyme de Dubois de la Cour -, était de Poitiers, ami du duc de Roannés ; il sera question de sa préface des Pensées, de son Saint Louis, et il est, comme les autres ci Pascalins » souvent nommé dans le recueil. On voit par là où entraîne un relevé complet et méthodique des jugements divers portés sur Pascal et ses amis dans ce fécond résumé des conversations de cette époque. On nous pardonnera donc de laisser forcément quelques obscurités dans cette série de noms oubliés qui réclameraient une biographie spéciale ou des annotations sans fin. '

Le témoignage de Le Bon. un des obscurs personnages que je n'ai pu identifier et qui ne figure point dans la table

1 Voir mon Supplément au Predicatoriana . p. 41.

2 Voir Sainte-Beuve, Port-Royal, III, p. 386.

si complète du Port-Royal de Sainte-Beuve, corrobore la lettre de Mme de Périer au docteur Vallant, du icr avril 1670. citée dans Port-Royal sur cette préface des Pensées due à sa plume.

On dit que la préface de M. de la Chaise a des deffauts, qu'elle suppose que Moyse ait escrit, ce qui n'est pas accordé par les libertins opiniastres, qui diront que c'est Ksdras. (Lï Bon.

Laissons, sans y appuyer, cette objection sur 1' écrivain » du PentatcuqitL signalée dans la critique de Le Bon, pour recueillir, de la bouche de Bridieu, un renseignement, généralement peu connu, sur l'origine des Pensées de Pascal, ainsi que le nom authentique qui leur est donné alors, de fragments, également à noter.

M. Pascal a fait ses fragments contre huit esprits forts de Poitou, qui ne croyaient point en Dieu : il les veut convaincre par des raisons morales et naturelles. (Bridiei .

Cette origine toute locale qui contredit presque ce que Sainte-Beuve insinue de l'influence du miracle de la sainte Epine sur le dessein initial de Pascal ', serait intéressante à discuter. Si l'on restreint ce que dit l'auteur de Port-Royal aux chapitres sur les prophéties et les miracles, on n'aurait point à contester l'exactitude du document fourni par le manuscrit, dérivant d'une source apparemment sans mélange. On peut accorder à Bridieu la qualité de témoin informé, sinon bienveillant.

Nous avons débute' par cette page du manuscrit qui contenait le passage de Bridieu sur les Pascalins, bien qu'elle

il pas le loiil premier endroit où notre SUJel esl touche.

C'étail afin d'autoriser par un exemple authentique l'emploi

de 1 1 mot un peu insolite aujourd'hui. Après celte inversion, l.i -Mile que nous nous permettions tant soit peu notable.

nous suivrons matériels ment l'ordre du recueil, avei la eh. m' e probable d'une -mie chronologique quelconque, si les entr<

1 Voii Sainte Beuve, Port Royal, III. p. 312 e1 suiv.

riens recueillis au jour le jour embrassent une période de plusieurs années.

Dès le commencement du recueil, une allusion à la lettre non datée de Nicole contre les Pensées, dont il a été déjà question, lettre postérieure tout au moins à la première édition, si Nicole n'a pas été consulté après la seule lecture du manuscrit à imprimer, nous apprend qu'il y fut fait une réponse, inconnue de M. Monmerqué, selon sa note que je reproduis textuellement, à la suite du renseignement signé de Le Bon.

M. Nicole a escrit, dit-on, une lettre contre les Pensées de .M. Paschal. Mme de la Fayette l'a pulvérisé. (Le Bon.) (f. 7.)

Je ne connais pas cette défense des Pensées de Pascal par M°»e <je ia Fayette: elle n*est pas imprimée (nota autographe de Momerqué).

Pas plus que Monmerqué, pas plus que Sainte-Beuve, qui signalant la lettre de Nicole ne parle d'aucune réponse, je ne connais ce morceau d'apologie. Sous le titre M. Paschal (car chacun des résumés est précédé d'un titre en vedette, figure (au f. 22) un éloge, sans signature, qui, si l'on se fie aux fragments signés qui le suivent, pourrait être de du Bois, sans doute ce Goibaud du Bois, dont nous avons rencontré le nom ; mais comme il est nommé lui-même dans le témoignage, il est à croire que la conversation recueillie doit rester sans « auteur » connu.

Paschal, Montagne, du Bois, yens de réflexion. M. Paschal se moquoit de la géométrie de M. Arnauld, comme d'une mitridate : il en avoit une plus belle : il ne l'appliquoit qu'à la morale : il trouvoit tout dans l'Écriture contre toutes sortes de fausses religions et contre le libertinage. 11 disoit qu'il avoit des lumières prodigieuses sur les mathématiques.

Au mot mitridate, Monmerqué a ajouté cette note : « du pathos, du phébus », et Rochebilière, qui posséda ensuite ce manuscrit, ajoute : « Voyez plus bas, f. 48 ». Là, en effet, se rencontre ce même mot, dans cette phrase : « Mme de Lon-

gueville estime sa manière de parler (du physicien Rohault en ce qu'il ne dit que ce qu'il faut dire, sans qu'il donne du Mithridate ». Suit cette addition de Monmerqué : « du style Phébus, comme par exemple celui de la reine Marguerite dans sa lettre à Champvallon ». Cette explication de Monmerqué ne me semble point exacte et il paraît bien que mit ridât c a plutôt le sens du charlatanisme, vanterie non fondée, comme dans les boniments des vendeurs de Mithridate et d'orviétan. En tous cas, il n'est pas surprenant outre mesure de voir Pascal apprécier sans enthousiasme 1rs aptitudes d'Arnauld pour la géométrie, bien qu'un ouvrage entier sur la matière fasse partie des Œuvres complètes du fécond polémiste.

Si la réflexion anonyme qu'on vient de lire ne doit pas être attribuée à du Bois, un mot sur le Chevalier de Méré, portant sa signature, appartient à notre sujet. C'esl une remarque sur la langue de ce puriste :

Varillas estime fort les conversations imprimées du chevalier Méré. C'est un livre très bien escrit: en nostre langue, il n'y en a pas de mieux escrit. (Dubois.)

Ces détails sur le « conseiller » de Pascal qui, d'après le P. Daniel, l'aurait invité à laisser dans ses Petites lettres la matière de la grâce, nous fournissent par la date de publication de ces Conversations (1669) 1 l'époque où lut recueilli 1 e témoignage.

D'une série de renseignements anonymes ou signés sur les diverses méthodes de travail de plusieurs auteurs, nous ne prendrons que ce qui regarde nos pascalins. Le titre général de l'extrail porte M. NICOLE. VOITURE, < III \ \1 1ER MERE '

1 Le prn dé 0 â M. A. < .. < . s. 1 > \i poui sepl ans

csi daté de Paris a le vingi huitième d'Octobre [668 ».

- J';n cité le témoignage sur Nicole dans le Ton de la Prédication : 1 latii â la pari prise par lui dans la Réponse à Claude, œuvre 1 olle« ie. e entrepi ise a\ e< \i aauld. Voir I. c. p

M. Bridieu a ouy dire que M. Voiture révoit deux heures le jour ce qu'il devoit dire la journée. Le chevalier Méré fait la mesme chose : il rêve deux heures le jour et escrit toutes ses pensées, relit ses mémoires et est un mois à faire une lettre : il travaille sur le fonds de Montagne.

On a déjà remarqué plus haut, dans le témoignage anonyme cité : Paschal, Montagne, du Bois, gens de réflexion, etc., ce rapprochement entre Montaigne et Pascal ou les siens. Dans un jugement littéraire, intitulé POÈTES, attribué à cet obscur traducteur du nom de Lumbert qui semble avoir le privilège des appréciations singulières, le chevalier de Méré paraît encore, mais suivi de certaines opinions sur la Psyché de la Fontaine qui ne laissent pas de surprendre. Elles ne se rattachent à Pascal qu'à travers ses amis.

M. Lumbert estime que le chevalier Méré est un livre précieux ] ; que La Fontaine estoit provincial dans sa Psyché : que M. de Roanès et de la Chaise n'entendent pas le fin lorsqu'ils le louent tant (f. 63).

S'il est bon de connaître les goûts littéraires de Roannés et de la Chaise et leur admiration pour l'œuvre si gracieuse de La Fontaine, il vaut mieux encore enregistrer, sous la signature de Dirois, des notions précises sur la première édition des Pensées, et un jugement favorable qui marque en lui quelque finesse.

M. de la Chaise a fait la préface des fragments de M. Paschal, M. de Roanés veut achever ses Discours. M. Périer, son neveu, les veut donner tels qu'ils sont ; chacun en tirera tel usage qu'il luy plaira. M. de Roanés est long à chicaner sur Lin mot. M,lc Périer a fait la vie de M. Paschal. son oncle -.

1 Une note de Monmerqué ajoute ici une remarque qui est peutêtre à côté du sens voulu par Lumbert : « Il étoit collet monté et de l'école des précieuses. » Le critique de Méré avait-il bien cette intention ?

- La vie de Pascal est de Mme Périer, sa sœur (note de Monmerqué) .

MM. Arnauld. Paschal, Alcrc. du Bois, de la Chaise. Périer, ce sont i^ens d*un esprit juste, qui ne prennent pas des règles vulgaires, mais qui connaissent les choses et la manière de raisonner, i Dirois.

Il faut noter, dans cet éloge de Pascal, l'inconvénient de le voir ainsi nommé de pair et comme noyé parmi les obscurs de son entourage, mais c'est la condition ordinaire de maints jugements contemporains ; c'est ainsi que Bossuet, quoi qu'on en ait dit en forçant les textes et en oubliant la vérité de l'histoire, était nommé côte à côte avec Fromentières, Le Boux et tels autres prédicateurs qu'on tenait pour ses rivaux dans la chaire chrétienne.

Sur les amis ou disciples de Pascal, nos conversations relatent avec soin des détails de bibliographie et d'attribution d'ouvrages qui montrent qu'on attachait quelque importance à leur plume. Ainsi une remarque anonyme signe le livre intitulé : Education de Monsieur le Dauphin. On sait avec quelle ardeur Port-Royal aspira, (et d'Andilly, sous Louis XIII, avait donné l'exemple), à contribuer à l'éducation du futur roi.

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