‹ Pascal et les pascalinsChapitre 15 sur 75 · MIRACLES DU PORT-ROYAL · texte numérisé non relu

MIRACLES DU PORT-ROYAL

Les religieuses du Port-Royal ayant fait vne neuvaine pour vne religieuse paralitique, la Mère Angélique au bout de la neuuaine alla prendre par la main la malade dans son lit, qui estoit au chœur pendant la neuuaine, luy disant Surge et ambula : elle se leva en parfaitte santé.

La sœur de M. Le Bon, la dernière receùe, auant que d'entrer au Port-Royal, auoit perdu un œil, elle la recouuert après vne neuvaine (fol. 25).

Les deux passages ci-dessus sont anonymes et ne visent Pascal que de loin. En voici un plus topique et qui nous livre le sentiment du célèbre Launoy ', un des docteurs et érudits dont se réclame Port-Royal.

1 Si l'on veut prendre une idée de la hardiesse de vues de Launoy en matière de primauté du saint siège (et plusieurs réflexions de Dirois y feraient presque écho) qu'on lise ces lignes, accompagnées d'une réflexion dans le même goût de M. Hersant, sans doute ce Ch. Hersant qui s'attira, du temps de l'ambassade du docteur Saint- Amour, en 1652, une affaire désagréable pour un sermon janséniste prononcé le 25 août 165 1 à Saint-Louis des Français.

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