Bibliothèqae natioiuile. Invent. D
Sftâ PASCAL
ce gnni bominr dont l'enfance fnt nn prodige dnns Tonlre lunral. ntnalasnU uujuurd'hui. il gémirait shiis doute, Mou- Be)(;Di>iir, en obserAMit les progrès aflli^eaDU que 1 lociéilulit^ u raita dans m patrie dppulAaoalc^mp.sjiuiiiu'auuAtrR. > Mai» il w contrôlerait » i^ti voytuit le r<'-i;ne di- la rntu cornmnnc''- avec celui de l.nuiii XVI. ••
Et liras l'Ai^trtiaaHcnt :
« Ia i-alli>rlii>n dfsUiiiTilistusinndiTi'ncs srruil iiicontpIMe, si TuD ne voyait point Pascal au rtomUrc de cpiii-«i,.. I.'id« di* rnss^mbler sous une rnrni« agréable ol porlativL* c« qnr tn loiffe» do lans los tompa et de toutes les natiuns ont écrit de t>tti> ]<r>'i'i<'ux sav lea priai'ipea de la morale ■> est Uès henmn»'; ni c'est pour collaborer It cette «.-iitreprïse que TabM ttarrruK puhlieson onvraite. Il s'est efTorc^ d'extraire r.e i|u'il j ude plus ex(|ui«,depIuïsnillaot, et drptusappfofuodi dans les Fem^e»... et d« les rtdigfr 4an» im tittitlevr ordrt. SoHx crogott*. ajoale-1-il. tpt* tel ordrt til eetai où U Ir' aurDil mUff lui-m/ini\ s'i/feii-iil liesUiteet auputtû-... Nous aton« rompar^ les éditions les plus ex&ctcs Avec luelques tnanuvrit-i i|ni se sont conservas. ■ li i-n a lire mjel.jues voriunte.f. et il espère donner au publie on texte plus pnr.
l'n peu plu;^ loin, dans l'Introduction, il s'exprime ainsî :
« Cet ordre que Pascal avait t-ertainemeot dans l'esprit, et i|a')) ne p<-nlait pas de vue en jetant ses pensées sur le )vApier i|ui lui lombail sous la malu; cet ordre très réel, itUi>tv)Ui- l'i'U marv)uè. nous avi>Ds làchë de le rétablir, eo IpUdttt ttxyvMrs nos reiiards Uiês sur son plan, et atteotifs 4 xU)«rv \» t'hatuedeses idées prin-'ipaleâ. Par là nouscrojons y «^v>ir o»t* u»e tsratlalion. une méthode, un système sairi, (>l utti^ îiitTtv d'eusirmble i|ai n'aTail piis été senti joâqu'â
■1 j.i twwc, i dire frai, que non i-outent de supprimer sj;ttv-t<|)J^';^ l^<^u:>ê<^ embarfu»^ales. il n'en ait aussi -^'imigé
quelques autres, car il parle « des impropriétés dans les termes qui donnent à certaines propositions une apparence de fausseté, que nous avons rétablies, dit-il, d'après le sens naturel et direct de l'auteur. » Et il estime que les Pensées « ainsi rendues plus fortes, plus lumineuses, deviendront plus utiles. »
On le voit, ce n'est pas du tout la simple curiosité érudite ou critique, mais bien une discrète intention apologétique qui a dicté cette publication des Pensées, et cet essai de restitution du plan présumé de Pascal.
Voici la succession des chapitres dans cette édition : on verra qu'elle est assez différente de celle que l'on trouve dans l'édition de Port-Royal.
TOMR PREMIER
§ i . Connaissance générale de r homme.
^ 2. Grandeur de r homme.
§ 3. Vanité de l'homme.
§ 4. Faiblesse de l'homme.
§ 5. Misère de Vhomme.
§ 6. Contrariétés qui sont dans l'homme.
§ 7. Injustice et corruption de l'homme.
§ 8. Caractères de la véritable religion.
§ 9. Usage de la raison.
S 10. Pensée d'un homme qui commence à lire l'Écriture.
§ H . Les Juifs.