XII AVERTISSEMENT
l'auteur, qui se trouve ainsi dans l'obligation absolue de ne pas chercher à se faire valoir aux dépens de son sujet, que pour le lecteur attentif, qu'on tâche d'instruire et dont on voudrait ménager le temps, j'en ai pris fort aisément mon parti. Ceux-là seuls reprocheront à M. Brunetière de nous avoir donné sous la forme que l'on sait son beau Manuel de Vhistoire de la littérature française^ qui ne l'ont pas lu, — ou qui ne l'ont point pratiqué.
En m'inspirant de cet exemple, j'avais d'ailleurs une autre raison que j'indiquais en ces termes dans ma première édition :
« Une étude d'ensemble sur Pascal, comme je la conçois, devrait être l'œuvre de presque toute une vie. Cette étude, que je rêve d'écrire, l'écrirai-je jamais? Et ne vaudra-t-il pas mieux laisser à d'autres plus dignes le soin de l'entreprendre? Puissent du moins ces notes, si brèves, si superficielles qu'elles soient, rendre quelques services aux « pascalisants » , et inspirer aux autres le désir de lire — ou de relire — les Pensées ! »
Ces lignes n'ont pas cessé d'exprimer mon sentiment encore actuel. On me pardonnera de les avoir ici reproduites.