rf., ibid
chrétien! Encore, s'accordant en cela avec les plus illustres des Pères et ne faisant, après tout, que s'accommoder au plus pur esprit de l'Église, mettait-il fort au-dessus de la condition tout humaine du mariage et conséquemment était-il fondé à souhaiter pour les siens, comme le bien le plus excellent, la condition quasi surhumaine de la virginité. « Quoi que votre union soit toute légitime et toute sainte, écrivait Jacqueline elle-même à M. Perier en lui parlant de Mme Perier, il y a encore quelque chose de plus parfait ^ » Et évidemment, ce qui du reste n'est pas très à craindre, si cette doctrine finissait par universellement prévaloir^ le genre humain ne tarderait guère à disparaître, tandis que son incessante recrue est comme la réalisation perpétuelle de ces divines paroles : (( Croissez et multipliez ! » lesquelles portent en elles-mêmes une bénédiction. Aussi cette doctrine n'est-elle pas faite pour la foule. Non seulement c'était en des temps critiques et d'une difficulté exceptionnelle, que les Pères prêchaient la virginité ouïe célibat, les opposant comme de salutaires exemples à toutes les dépravations de la chair, de même qu'aux débordements du luxe ils opposaient la pauvreté et une solitude réparatrice à un tumulte de vie corrupteur, mais leurs conseils ne s'adressaient