‹ Pascal, physicien et philosopheChapitre 22 sur 49 · Paris, 1847, in-8°, p · texte numérisé non relu

Paris, 1847, in-8°, p

aurait eu pour vestibule le scepticisme et pour sanctuaire une foi sombre et mal sûre d'ellemême. Un pareil monument eût peut-être convenu à un siècle malade tel que le nôtre; il eût pu attirer et recevoir Byron converti, Faust ou Manfred, des hommes longtemps en proie aux horreurs du doute et voulant s'en délivrer à tout prix. Mais les esprits calmes et réglés du xvii*^ siècle n'auraient su (jue faire d'un semblable ouvrage... Le scepticisme de Pascal leur eût été un scandale plutôt qu'une leçon. » Cousin prenait à la lettre le fameux « Abêtissez-vous ». C'est pourquoi, « est-il besoin de dire, concluait-il mélancoliquement, est-il besoin de dire que je n'accuse pas les intentions de Pascal? Le seul sentiment que j'éprouve est celui d'une commisération profonde pour ce grand esprit, trahi par une méthode infidèle et l'habitude de démonstrations géométriques, ici impossibles et superflues, enfermé par là dans le scepticisme et, pour en sortir, se condamnant lui-même et les autres à une foi bien cher achetée et elle-même pleine de doute. Ainsi le doute avant et le doute après, tel a été le sort de Pascal! En vérité, il n'y a rien là qui puisse faire beaucoup d'envie ^ »

Cette compassion chez Yictor Cousin parlait assurément d'un bon naturel! Toutefois, cette thèse du

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