LoAtreK XLV, XLVI
2. Qu.rstiones celeherrim,T in Genesim, etc. In hoc volumine. athei et deistx impugnantur, 1623, in-fol.
tins *, La Vérité des sciences contre les sceptiques et pyrrhoniens ^. C'est pourquoi Descartes, un peu sans doute à l'instigation de Mersenne et à son exemple, ramenait tous les efforts de sa métaphysique à démontrer, en même temps que la spiritualité de l'âme, l'existence de Dieu.
C'était pareillement, on ne l'ignore pas, aux athées, ou encore, comme ils s'appelaient à cette époque, aux libertins, que Bossuet adressait une de ses plus brûlantes apostrophes : « Qu'ont-ils vu, s'écriait-il, ces rares génies, qu'ont-ils vu plus que les autres? Quelle ignorance est la leur, et qu'il serait aisé de les confondre, si, faibles et présomptueux, ils ne craignaient d'être instruits? Car pensent-ils avoir mieux vu les difficultés à cause qu'ils y succombent, et que les autres qui les ont vues, les ont méprisées? Ils n'ont rien vu, ils n'entendent rien; ils n'ont pas même de quoi établir le néant auquel ils espèrent après cette vie, et ce misérable partage ne leur est pas assuré ^. »
Or, frappé comme Nicole, comme Mersenne, comme Descartes, comme Bossuet, des ravages de l'athéisme, Pascal avait entrepris, à son tour, d'en
1. Impiété des Déistes, athées et libertins de ce temps, combattue et renversée de point en point par raisons tirées de la philosophie et de la théologie, ensemble la réfutation du poème des Déistes, dédiée à Richelieu. Paris, 1624, iii-8.