‹ Pascal, physicien et philosophe. Par NourrisonChapitre 92 sur 102 · Les Pensées, etc., édit. Molinier, t. 1, p · texte numérisé non relu

Les Pensées, etc., édit. Molinier, t. 1, p

tères ineffaçables d'excellence et qu'il est aussi véritable que nous éprouvons à toute heure les effets de notre déplorable condition. Que nous crie donc ce chaos et cette confusion monstrueuse, sinon la vérité de ces deux états, avec une voix si puissante, qu'il est impossible de résister ^? » Et que vous crie, Miton, cette voix? sinon : iibi est Deus tuus, où est votre Dieu? Déjà, au chevalier de Méré, qui, à propos de la mort prochaine de Mazarin, écrivait : « En vérité le monde et la fortune ne valent pas tant d'empressement. Mais il y a peu de connaisseurs, et vous ne sauriez croire comme on se remue à la Cour. Cependant songeons à nous réjouir, et à vivre sinon heureusement au moins sans chagrin, et le plus tranquillement que nous pourrons ^; » déjà, à ces paroles, comme s'il les eût pu lire, Pascal avait répondu : « Le beau sujet de se réjouir et de se vanter, la tête levée en cette sorte... Donc réjouissons-nous; je n'en vois pas la conséquence, puisqu'il est incertain, et nous verrons alors ce qu'il arrivera de nous ^. »

1. Les Pensées de Biaise Pascal, édit. Molinier, l. I, p. 284.

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