‹ Pascal, physicien et philosophe. Par NourrisonChapitre 94 sur 102 · Essais, Liv. 3, ch. IX · texte numérisé non relu

Essais, Liv. 3, ch. IX

3. Cf. E. Havet, Pensées de Pascal. Nouvelles additions et collections, p. 81.

ET m CHEVALIER DE MÉRÉ 261

Pascal se bornait à exiger « que ceux-là fussent au moins honnêtes gens, qui ne pouvaient être chrétiens * ». Toutefois, pour se désabuser de l'honnête homme, dans le sens même favorable où luimême l'entendait, il dut suffire à Pascal de converser avec Miton. « Pour moi, écrivait Miton à Méré, je me trouve si peu content de tout, que sans quelques pensées qui m'amusent, et dont les unes sont pleines de faiblesse et les autres peut-être de vanité, je donnerais tout pour peu de chose. Mais ceci est bien triste, il faut doubler le pas pour s'en éloigner ^. » Pascal aussi veut doubler le pas, mais afin de nous entraîner avec lui vers la lumière, vers la certitude, vers la joie et l'inaltérable paix ^ Sa conclusion est

1. Les Pensées de Biaise Pascal, édit. Molinier, t. I, p. 11.

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