NOTICE SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE
Le Parlement de Provence avait été institué par un édit du mois de juillet 1501.
Il se composait de dix présidents , dont l'un remplissait les fonctions de premier président , en vertu d'une commission donnée par le souverain , commission essentiellement révocable ; de cinquantequatre conseillers ; de trois avocats généraux ; d'un procureur général, et d'un greffier en chef.
Il y avait quatre substituts du procureur général ; mais, ils n'étaient pas considérés comme faisant partie du Parlement.
Le nombre des conseillers n'était que de cinquante-deux, au moment de la suppression du Parlement, parce que deux anciens conseillers, M. d'Isoard de Chénerilles, mort en 1787, et M. de Castillon fils , reçu procureur général en survivance de son père , en 1787 , ne furent pas remplacés.
Suivant les règles établies et dans certaines mesures , les fils , petits-fils et arrière petits-fils des magistrats du Parlement , avaient droit de prendre rang sur les magistrats reçus avant eux , qui ne se trouvaient pas dans les mêmes conditions.
Il était aussi de droit , dans les anciennes Cours , que le premier avocat général avait la préséance sur le procureur général.
Le Parlement faisait annuellement sa rentrée le 1" octobre, et continuait son service jusqu'au 30 juin. La Chambre des Vacations commençait son service le 1" juillet et le finissait le 30 septembre.
Le fableau qui suit a été rédigé d'après celui que M. le président de Saint-Vincens publia en 1785. Nous avons ajouté seulement les noms des derniers membres qui furent reçus, et nous avons rectifié quelques dates de réceptions. Les astérisques placés à la droite de quelques-uns des noms , indiquent les magistrats qui composèrent la dernière Chambre des Vacations. Nous les avons empruntés aux Essais historiques sur le Parlement de Provence, par M. Cabasse, tome III , page 484. Nous ferons observer , toutefois , que nous n'avons trouvé dans les registres du Parlement que les noms de quelques magistrats, remplissant leur service jusqu'à la fin ; ce sont ceux de M. le président de Cabre et de MM. les conseillers de Montvalon , De Cadenet de Charleval , de Pazery de Thorame fils , de Franc père et fils, d'Hesmivy de Moissac, d'Alphéran de Bussan, de Lisle-Granville, de Barrigue-Fontainieu. D'autres émigrèrent plusieurs mois avant le 27 septembre 1 790 ; ce furent IVOI. de Colla de Pradines, de Cymon de Beauvalpère et fils, etc.. Il paraît que d'autres ne prirent jamais part aux arrêts. Parmi les gens du Roi, l'avocat général d'Eymar de Montmeyan et le substitut Meriaud furent à peu près les seuls qui remplirent de fait le service de la Chambre des Vacations. Le nom de M. Meriaud figure même presque exclusivement dans les registres pendant le dernier mois.