‹ Pasquino et MarforioChapitre 25 sur 103 · A PASQUIN EN FORTUNE · texte numérisé non relu

A PASQUIN EN FORTUNE

Ebria quinque annis quater es Fortuna^Leo dùm

Dépérit ebrietas prodita prima fuit.

Dùm capit Adrianus sceptrum, triplicemqûe lyaram,

Ebria non solum es, ipsa sed ebrietas.

Dùm Clemens régnât, multis tùm sobria visa es,

Ebria tùm multis, sed mihi mixta magis. Cum tenet ambiguos homines, hune la^dere nec fas

Nec iaudare nefas, mixta videre mihi.

Dùm capitur rex Gallorum, magis ebria multo

Ebrietate tuo et Cœsare Teutonico.

Tu fus ivre quatre ans sur cinq, Fortune, et on s'apei-^ çut de ton ivresse quand Léon X commençait à dépérir. Lorsque Adrien prit le sceptre et la triple tiare tu n'étais pas seulement ivre, tu étais l'ivresse elle-même. Depuis que règne Clément VII tu parais sobre à beaucoup de gens et ivre encore au plus grand nombre. Moi je te trouve entre les deux. Quand tu restes neutre on ne peut ni te louer ni te blâmer, mais lorsque tu laisses prendre le roi de France je dis que tu es plus ivre que l'ivresse elle-même et que ton César allemand.

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