‹ Passé et présent [microforme]Chapitre 58 sur 97 · Traduction de Pierre Saliat, p · texte numérisé non relu

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Ce premier canal fut continué par Darius après la conquête de l'Égypte par les Perses. Il commençait à Pubaste sur le Nil et, se dirigeant à l’ouest puis au sud, dboutissait à Patymos sur la mer Rouge. Les Ptolémées l'achevérent et Faméliorérent. Strabon l'a vu chargé de navires. Les empereurs romains, surtout Adrien, y lent des travaux considérables, Les califes, qui d'abord l'avaient réparé, le laissèrent dépérir. Puis des cles s'écoulent pendant lesquels cette œuvre de tant de souverains est complètement abandonnée.

Mais vers la fin du siècle dernier, voici venir un petit homme, au visage pâle, au profil anguleux, à l'œil d'aigle, à qui rien n'échappe de ce qui est grand, crien de ce qui peut avoir une nouvelle grandeur.

Le 2% décembre 1798, il part du Caire avec Caffarelli, lantheaume, Monge, Berthollet, Costaz et quelques autres membres de Ffnstitut. Le 50, il retrouve le premer, au nord de Suez, les vestiges de Fancien canal, et les suit sur un espace de einq lieues, Le 3 janvier ivant, il découvrait près de Belbeys l'autre extrémité le cette voie antique".

Un habile ingénieur, M. Le Père, fut chargé de lui lire un rapport sur les moyens de reconstituer, avec ks secours de la science moderne, une œuvre si implante, Après avoir longuement étudié la question, N Le Père proposait de reprendre l'ancien canal, On “oyait alors que le niveau de la mer Rouge était de nul mètres plus élevé que celui de la Méditerranée

i Barthélemy Saint-Hilaire, Lettres sur L'Egypte, p à.

196 PASSÉ ET PRÉSENT et l'on ne pensait qu'à relier le Caire à Suez et le \] au golfe Arabique.

Un jour enfin on reconnait l'erreur traditionnelle, qui remonte, dit M. Saint-Hilaire, jusqu'à Aristote, et qui a été admise par M. Le Père. De nouvelles obser. valions démontrent que les deux mers, si rapprochée l'une de l'autre, ne différent point de niveau.

En 1841 un Français distingué, M. Linant-her, ingénieur en chef du vice-roi d'Égypte, forma le projet de construire un canal direct de Suez à Péluse.

En 1846 une société s'organise pour étudier et, Si est possible, exécuter les plans de M. Linant. Ses pri cipaux membres sont MM. Enfantin, Talabot, Bourdloue. La question du nivellement des deux mers est par eux résolue.

En 1855 une commission scientifique réunie à Park va en Égypte faire une dernière exploration, et en IN l'univers applaudissait à l'ouverture du canal de Nuez,

C'est bien, comme on le voit, à la France qu'iles dû, et à l'initiative de la France on devra aussi le perce. ment de l’isthme de Panama.

Notre première action dans cette contrée a dû dont à ses habitants une heureuse idée de la France,

C'était en 1824, à l'époque où l'Amérique espagnole achevait sa guerre d'indépendance dont elle à étés fière, et qui l'a conduite à tant de guerres eiviles et de révolutions. Bolivar venait de remporter une nouvelle victoire et poursuivait à la Guvara les derniers bataillots

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L'amiral Jurien de la Gravière! était alors avec une escadre dans ces parages. Touché de compassion pour «es bonnes gens, qui sans aucune ressource persishient à se défendre, il imtervint en leur faveur. Avec l'assentiment de Bolivar, 1l les recueillit dans leur détresse extrème, exténués de fatigue, mourant de faim, et les transporta à Puerto-Caballo, où flottait encore le drapeau espagnol ?.

Dès qu’il a été sérieusement question d'ouvrir un passage à travers cette ceinture de savanes, de forêts et de montagnes qui, dans l'Amérique centrale, sépare l'Atlantique du Pacifique, c’est un de nos ingénieurs, M. Garelle, qui a été appelé à Panama pour y examiner un projet de canal et un projet de chemin de fer, C'est Napoléon IE qui, dans sa prison de Ham, étudia un plan du canal pour le Nicaragua. C'est un explorateur français, M. Belle, et un ingénieur français, M. Durocher, un diplomate français, M. Levasseur, qui vont dans ie Nicaragua examiner les moyens de faire un canal”.

En 1875 le congrès géographique réuni à Paris organise une commission d'ingénieurs de diverses nationalités pour explorer dans toute son étendue l’isthme de Panama.

Quatre ans après, le congrès, réuni de nouveau à l'aris, décide le percement de cet isthme.

1. Le père de l'amiral actuel, à qui nous devons le récit du voyage de la Bayonnaise dans les mers de Chine, les savants livres sur les campignes d'Alexandre, sur la marine des anciens et les marines des quinzème et seizième sièeles,

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