DEUX OISEAUX
Vois, Lise : deux oiseaux qui sont là, sur le toit, Se becquètent sans bruit, s'aimant sans vain scrupule ; Vois s'ils ont peur, m'araour ! et si l'un d'eux recule, Tel quand on fait le mal, — et tel que tu fais, toi !
Le ciel est pur et l'air est doux ; le crépuscule S'étend là-bas, et tout remplit les cœurs d'émoi ; Vois, comme fous d'amour, sans trop savoir pourquoi, L'un scande, en frétillant, ce que l'autre module.
Ma Lise, imite-donc, — veux-tu ? — l'oiseau mignon Tendant son bec au bec du joyeux compagnon, Tous deux contents du jeu dont le charme les grise !
C'est en vain qu'à tes pieds je me trouve à genoux, Tu restes insensible!... et cependant, ma Lise, Nous sommes deux oiseaux...
Alors... amusons-nous?
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