TOI TOUJOURS, TOI PARTOUT
J'ai des chants plein mon cœur pour toi, cher petit ange !
Si Ton me disait iou, je ne dirais pas non ;
Car c'est fol, en effet, car c'est vraiment étrange
La façon dont l'amour me travaille, à ton nom !
Et tout cela me cause une douce torture,
Me rend tel, que, devant son spectacle charmant,
Si je veux, en mes vers, exalter la nature,
Je n'exalte que toi, — tout naturellement !
Le parfum de la fleur devenant ton sourire, L'éclat du ciel serein, le regard de tes yeux : En ce cercle éternel j'aime à me circonscrire, Pour parler de toi seule en le verbe des dieux !
Ma Lise, entends-moi bien : En ses fouilles profondes, Ainsi que, d'un regard, mesurant l'infini, Le vieux savant chercheur sait découvrir des mondes Dans un atome, un rien qu'un hasard lui fournit ;