CL
J'ai tâché de vous exposer la parabole du semeur, Mais, oublions le tableau que l'Evangile vient de nous présenter, oublions et le lac de Tibériade, et la foule enrunbrant le rivage, et la barque où se tient Jésus. Je vois ‘ur: autre barque, celle de Pierre, où le Christ demeure, et d'où il enseigne aux foules chrétiennes, à travers tous les âges. Oui, le Christ nous parle par la voix de son Vicaire,
du Pontife qui gouverne le vaisseau de l'Eglise. Or, quel cas faisons-nous de sa parole? Comment acceptons-nous le Verbe de vérité?—Importante question que je livre à vos méditations consciencieuses. Examinons-nous, et si nos âmes avaient été jusqu'ici froides et insensibles, si ell:s avaient été légères et inconstantes, si elles avaient été absorbées par les sollicitudes du siècle, demandons à Notre Seigneur Jésus-Christ, —Semeur divin, Semeur éternel—de venir les travailler, les amcublir, de venir les changer en cette bonne terre qui rend cent pour un du grain qu’on lui confie.