X... Hospice de Bicètre, service du Dr Debove
Début, il y a dix ans, par troubles gastriques (douleurs et vomissements), et rétention d'urine. Il a été considéré comme calculeux; plusieurs jours de suite, on était obligé de le sonder, puis il se mettait à pisser seul, mais avec difficulté.
Il y a cinq ans, ont apparu les douleurs fulgurantes dans les membres inférieurs, plus tard dans les bras ; puis des douleurs en ceinture. Depuis deux ans, l’incontinence d’urine est complète. Le liquide coule goutte à goutte entre ses jambes, soit dans l’urinal, soit dans ses linges et ses vêtements.
Depuis deux ans aussi, il marche très mal et depuis un mois, il ne peut se lever.
Actuellement, il existe de la diminution de la sensibilité cutanée ; de l’arthralgie du genou gauche et des crises gastriques. Les urines sont troubles, ammoniacales, et le malade accuse de la douleur à l’hypogastre.
La vessie n’est pas vide : en appuyant dessus, on obtient l'expulsion de 40 à 50 grammes de liquide qui sort en jet.
Le malade a perdu toutes ses dents de Ja mâchoire supérieure en six mois ; celles de la mâchoire inférieure ont une teinte bleuâtre.
OBSERVATION X, (GerrRier. Obs. XIIL.)
Depreux, 57 ans, hospice Bicètre, service de M. Debove, salle Perdiguier, 19.
Syphilis en 1869.
Début de l’ataxie il y a sept ans, par des douleurs fulgurantes des membres inférieurs.
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Mal perforant plantaire, il y a quatre ans ; ensuite incoordination.
En 1880, on lui à fait l’élongation des nerfs sciatiques (M. Berger); il n’en a ressenti aucune amélioration, les douleurs fulgurantes ont encore augmenté depuis cette opération.
En 1872, il perd ses urines, la nuit, pendant son sommeil ;
cet état dure environ six semaines et n’est pas revenu
depuis, mais il présente d’autres troubles de la miction :
1° Il ne sent pas toujours le besoin ;
2° Il ne peut uriner que s’il regarde son méat,.
Depuis 1879, on a dû le sonder à plusieurs reprises et la rétention n’a jamais duré longtemps.
Depuis une dizaine de jours, il urine peu, et s’est sondé lui-même plusieurs fois, il ne sent pas passer la sonde, sauf quand elle approche de la vessie.
Il a encore des douleurs fulgurantes, des crises gastriques, de l’incoordination motrice des membres inférieurs.