fois un bacille imdéterminé
7 fois les ensemencements ont été négatifs.
On peut aussi étudier la bile comme milieu de culture. On voit ainsi que l’ont montré FRANKEL et KRAUSE que la hile humaine favorise les cultures de certains microbes, par exemple le coli-bacille, le vibrion colique, le staphylocoque doré, le pyocyanique.
La bile est un milieu défavorable pour le bacille de Klebs-Loeffler, le streptocoque et le bacille dela dysen-
terie (VINCENT).
Les microbes qui poussent dans la bile gardent leur virulence initiale; elle n’est ni augmentée ni diminuée.
Enfin la bile n’est pas toxique par elle-même.
Le cobaye supporte l'injection de 4 centimètres cubes de bile humaine dans le péritoine sans présenter le moindre accident.
Si maintenant on considère le calcul biliaire et la bile des cholécystites calculeuses on arrive d’après M. Gir- BERT aux résultats suivants :
Dès 1894, avec Dominicr, puis avec FOURNIER, GILBERT a mis en lumière le rôle du bacille d’Eberth dans Îla lithiase.
En 1907, grâce à la technique anaérobie, le nombre des cas négatifs tombe à 18 p. 100.
Sur 16 cas en milieu ordinaire, 1l y a eu 7 cas positifs seulement, c'est-à-dire 43 p. 100. Au contraire, les ensemencements anaérobies ont donné 13 cas positifs, soit 82 p. 100. |
Les microbes trouvés ont été en milieux aérobies uniquement le coli-bacille; en milieux anaérobies surtout le coli-bacille, l’entérocoque et le funduliformis.
Dans 12 cas de cholécystite calculeuse non suppurée les ensemencements de bile ont donné les résultats sui-
vants : AÉROBIES ANAÉROBIES EL — 0 Entérocoque Ramosus IT. — 0 Perfringens
Micrococcus ovalis Streptococcus anaerobius Radiiformis
IT. — 0 Micrococcus ovalis.
Streptococcus anaérobius Radiiformis Coli-bacille
Dans 9 autres cas de cholécystite calculeuse non suppurée, la culture anaérobie a été toujours positive; la culture aérobie ne l’a été que 5 fois.
Les microbes qu’on trouve le plus fréquemment lorsque les ensemencements faits avec le centre d’un calcul biliaire sont positifs, sont le bacille d'Eberth et le colibacille. Ce sont donc les mêmes microbes qu’on retrouve dans la vésicule et dans le calcul.
Comment interprèter ces faits?
Peut-on dire, parce qu'il y a des microbes dans une vésicule et dans un calcul, que ce sont ces microbes qui sont la cause formatrice du calcul? Cela ne paraît pas prouvé.
Dans des expériences déjà anciennes, M. GILBERT a montré qu'un calcul stérilisé à 120° en milieu humide puis placé dans un tube de bouillon ensemencé avec du bacille d'Eberth ou du coli-bacille et porté à l’étuve ne tardait pas à s’infecter. Si, au bout de quelque temps, on: fait une coupe du calcul et qu'on ensemence des parcelles prélevées aseptiquement au fil de platine en diverses régions du calcul, on fait les constatations suivantes : la coque du calcul au-dessous de la couche absolument superficielle est stérile. Les ensemencements faits avec le centre du calcul donnent constamment des cultures positives.
Ces recherches ont été bien souvent reprises. D'une
façon générale on a constaté qu'un calcul stérile placé en milieu infecté subissait la pénétration des microbes vers le centre.
Cette expérience est capitale.
Si on rapproche l’un de l’autre ces deux faits : 1° il y a des calculs stériles; 2 les calculs stériles placés en milieu septique s’infectent secondairement, on n’est plus en droit de dire que les microbes trouvés au centre d’un calcul sont la cause de la formation de ce calcul. On ne peut non plus tirer d'arguments de ce que les ensemencements de bile lithiasiques sont presque toujours positifs, puisque toute bile est susceptible d’être infectée et que le microbisme normal des voies biliaires est un fait bien établi.
Pour mettre en lumière l’action hthogène des microbes, plusieurs auteurs ont procédé expérimentalement.
Deux méthodes ont été suivies :
1° Prendre de la bile stérile et des microbes et déterminer la formation de calculs in vitro. Dès 1905, GÉRrARD avait vu se produire dans de la bile artificielle la précipitation de la cholestérine sous l'influence de certains microbes, le coli-bacille et le bacille typhique surtout.
KRAMER, BACMEISTER, ExNER et HEyrowsxy ont fait des expériences dans le même sens en multipliant les recherches tant sur diverses biles que sur divers microbes. Ils sont arrivés à cette conclusion que les microbes qui donnent au milieu dans lequel ils sont ensemencés une réaction acide amènent la précipitation de la cholestérine.
Des recherches récentes, notamment celles de DuraAn-
TON, ont montré que ces conclusions étaient exagérées. D'ailleurs, Licurwirz a objecté qu'il s'agissait d’une réaction colloïdale et que les solutions microbiennes se comportaient comme des solutions électrocolloïdales d’albumine. Des recherches ultérieures ont été tentées dans ce sens et il semble bien aujourd'hui qu'il faille surtout tenir compte de l'équilibre colloïdal. Aussi rendrons-nous compte de ces expériences sur l’action des microbes sur les substances précipitées de la bile dans le chapitre d'ensemble sur les données de l'expérimentation.
2° Nous verrons là, en même temps, les résultats de la deuxième forme que peut prendre l’expérimentation pour former des calculs avec des microbes : l’expérimentation in pivo.
Le premier, Micxor, a montré, en se plaçant, il est vrai, dans des conditions d’expérimentation spéciales, que l'infection des voies biliaires était nécessaire pour que des calculs se formassent sur un fil ou tout autre corps étranger placé dans la vésicule. Il a vu d’ailleurs en même temps que l'infection n'était pas suffisante pour constituer des calculs. Après lui, ces expériences ont été réalisées différemment et nous-même avons pu obtenir chez le chien des calculs expérimentaux.
Pour conclure cette question du déterminisme bactériologique de la lithiase biliaire, nous serions encore obligé de faire des réserves. Les expériences indiquent bien que certains microbes coli-bacille, bacille d'Eberth sont des facteurs pathogéniques importants, mais ces microbes étant inconstants dans la bile et dans les
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calculs d’une part, les calculs étant souvent stériles d'autre part, ïl est bien difficile d'admettre l'infection comme cause unique et base de la lithiase biliaire.
Disons encore, qu’au point de vue bactériologique, les calculs se divisent en deux classes : les calculs infectés et les calculs stériles. Ce dernier groupe comprend tous les calculs de cholestérine pure, calculs radiaires d'Ascaorr et BACMEISTER, et une partie des calculs cholestérino-calcaires. Les calculs pigmentaires, les calculs à facettes sont au contraire presque tous infectés et les cultures faites avec des parcelles prélevées aussi bien au centre qu’à la périphérie sont presque constamment positives.
Parmi les calculs expérimentaux obtenus in vivo par infection locale ou générale, par corps étrangers, par traumatisme de la vésicule, on trouve seulement des cal-
culs pigmentaires.