‹ Pathogénie de la lithiasie biliaireChapitre 5 sur 59 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours de ses recherches sur la cholestérinémie, notre maître, M. Chauffard, remarqua qu'un certain nombre d’affections, en apparence locales, correspondaient à une augmentation du taux de la cholestérine dans le sang et à la formation d’un dépôt local de cholestérine dans les tissus. Parmi ces dépôts locaux de cholestérine, le calcul biliaire méritait de retenir l'attention. Le mécanisme de sa formation, ses relations avec l’état général et la modification des « humeurs » présentaient encore bien des points obscurs et incertains. M. Chauffard a bien voulu nous confier l'étude de la pathogénie de la lithiase biliaire. Nous tenons à lui en exprimer ici toute notre reconnaissance et à le remercier des conseils et des encouragements qu'il n’a cessé de nous donner ainsi que des documents précieux que nous avons trouvés dans son service et son laboratoire.

Nous avons pu nous rendre compte en étudiant les différentes théories pathogéniques de la lithiase biliaire, que les auteurs attachaient, suivant leurs tendances personnelles et celles de leur époque, une part prépondérante à divers facteurs. C’est ainsi que l'anatomie pathologique, la chimie, la bactériologie, veulent à tour de rôle

expliquer à elles seules la formation d’un calcul biliaire.

Nous avons cherché à éviter cette spécialisation. Si, grâce à M. Chauffard, nous apportons un élément nouveau, la notion de la cholestérinémie, nous ne voulons pasnégliger, à cause dela cholestérinémie, les faits anciennement établis dans l’ordre étiologique, anatomo-pathologique, chimique, bactériologique, biologique même.

Aussi. notre plan est-il le suivant :

Après avoir vu les conceptions diverses qu'on s’est fait de la lithiase biliaire, nous regarderons successivement le problème sous toutes ses faces et nous verrons chaque fois ce qui peut être considéré comme acquis. Ayant alors des données précises, nous n’aurons plus qu'à les coordonner. Nous ne nous appuierons que sur des faits et sur des chiffres. C'est ce qui, nous l’espérons, donnera quelque force à nos conclusions.

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