FRACTURES DU CORPS DE L'HUHÊRUS
EiLamen du malade. — Constater Vimpuumnrc du membre, la douleur violente, an niveau du point fracturé, au moindre mouvement. Pour percevoir la cr^f/n^fl^iiwi , il suffit , le malade étant couché, de chercher à soulever la partie moyenne du bras avec la main ; on aura, dans presque tous les cas, une crépitation manifeste.
Ces fractures sont ordinairement produites par un choc direct; quelquefois elles sont déterminées par une chute sur le coude. La fracture peut siéger sur tous les points du corps de l'os , et affecter toutes sortes de directions. Le déplacement des fragments varie selon le siège de la fracture : lorsqu'elle existe sur la moitié inférieure du corps de l'humérus , les fragments éprouvent peu de déplacement , à cause de l'insertion du triceps et du brachial antérieur qui maintiennent les fragments. Le déplacement manque encore lorsque la fracture siège exactement sur l'insertion du deltoïde ou sur l'insertion des tendons de la coulisse bîcipitale, grand pectoral, grand dorsal et grand rond. La fracture peut se montrer entre l'insertion des muscles précédents et celle du deltoïde; alors le fragment supérieur est déplacé en dedans par les muscles grand pectoral, grand dorsal et grand rond, tandis que le fragment inférieur est porté en dehors par le deltoïde. Le déplacement peut manquer, si la
FRACTURES DP CORPS DE L'HUMÉRtS. 379
fracture est dentelée, et qu'elle présente des directions spéciales que l'intelligence peut facilement saisir.
Les symptômes de cette fracture sont les marnes que ceux que nous avons décrits avec les fractures en général.
Leur diagnostic est des plus simples. La déformation, la mobilité anormale et la crépitation sont constantes et toujours faciles à percevoir.
Le pronostic n'est point grave. Trente-cinq à quarante jours sont ordinairement nécessaires pour la consolidation. Ces fractures sont celles qui, le plus souvent, se terminent par une pseudartlirose.
Traitement. Comme dans ta plupart des fractures, il faut ici : !■> réduire la fracture ; i° maintenir les fragments.
Pour opérer la réduction , l'aide chargé de l'extension fléchit l'avantbras à angle droit , embrasse avec sa main droîle l'extrémité supérieure de l'avant-bras fléchi, et exerce une traction modérée, suivant l'axe de l'humérus.
L'aide qui opère la contre-extension se place du côté opposé à la fracture, croise ses mains au-dessous de l'aisselle du côté fracturé, applique les pouces sur le moignon de l'épaule, et exerce une traction suffisante pour résister aux efforts de l'extension.
La coaplation se fait souvent sans le secours du chirurgien.
Fio. 87. — Appareil pcinr les fractures An corps de l'humÈni». I,t. I. Bande rooEie. — S, t AlMIlo anl^ciirc. — 3,3. Allclle pmMricure. — 4,4. Allrllr «Inw. —
Pour maintenir les fragments , on procède ordinairement de la manière suivante. On commence par appliquer une bande sur toute la longueur du bras; puis on place trois attelles . reposant chacune .«ur un coussin.
On dispose les attelles de telle sorte qu'il y en ait une antérieure, une postérieure et une externe ; on n'en met pas en dedans, pour ne pas comprimer les vaisseaux. On les fixe au moyen de trois lacs, qu'on noue sur l'attelle externe (fig. 87).
Lorsqu'on juge la consolidation assez avancée, on peut remplacer l'appareil précédent par un appareil inamovible, plâtré , silicate ou dextriné, qu'on laisse en place jusqu'à ce que la guérison soit complète.
ARTICLE TROISIÈME