‹ Pathologie et clinique chirurgicales. v. 1Chapitre 278 sur 317 · IX. — DESARTICULATION DE LA CDISSE · texte numérisé non relu

IX. — DESARTICULATION DE LA CDISSE

Méthode à lambeanr. — Procédé de Mamc. — 1" Saisissez de la gauche les rhair.t de la iiavlie antc'rienre i]« la cuisse, et eufoncez grand couteau do deliiirs en dedans ou de dtvluns en dehors, selon I incmitre sur lei|nt>l vous 0[H-rcz . du milieu duoc ligne qui uiitl le (nni trochanter k l'tipine iliarfue antOncure et supérieure, au milieu dn pi qui sépare la cuisse du scrotum.

t" Taillez par translixion un lambeau de quinze à vîngl-cînq cetUi mètres de longueur, selon le \ulume de la cuisse.

'•i" Int^isez la capsule tibr)>use sur la Ivle du fémur, en vous rapprochan du bourrelet colyloïdien . aitu de faire pénétrer I air dans t'arliculatian

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abaissez alors la cuisse et imprimez à la tête du fémur un mouvement de bascule qui la fait sortir de sa cavité.

4® Achevez la division de la capsule et réunissez les deux extrémités de la base du lambeau antérieur par une incision, à la partie postérieure de la racine de la cuisse, un peu convexe en bas. 11 n'y a plus qu'à terminer la section des parties molles.

Lorsqu on fait cette opération, il ne faut point oublier que le lambeau doit être très-long, et que les muscles et la peau se rétractent considérablement. Au moment de faire ce lambeau, il faut avoir soin de faire tirer la peau en haut, afin que les muscles ne dépassent pas la peau. Si l'on ne fait pas la ligature préalable de l'artère fémorale , il faut faire comprimer ce vaisseau avec soin au moment de l'opération, et on doit faire cette ligature aussitôt que le lambeau est taillé.

Pour faciliter l'opération, il faut faire en sorte, au moment où Ton passe le couteau par transfixion à la base du lambeau , de rencontrer la tête du fémur et de faire un trou à la capsule fibreuse. On se rappellera que la tête du fémur sort bien plus facilement lorsque l'air pénètre dans Tarticulation. On éprouve quelquefois de la difficulté à terminer la section de la capsule fibreuse; cela tient à la rotation du fémur, le couteau venant appuyer contre le grand trochanter; on évite cet obstacle en reportant l'instrument vers le bord inférieur de la cavité cotyloïde, où il est très-facile de diviser la capsule.

ARTICLE TROISIÈME

RÉSECTIONS

La résection est une opération qui consiste à enlever une portion du squelette, en laissant fextrànité libre, s il s agit des mefnbres.

Les résections peuvent se faire dans la continuité des os ou bien dans la contiguïté; dans ce dernier cas, la résection est dite articulaire.

Le chirurgien qui connaît l'anatoraie de la région sur laquelle il opère n'éprouve jamais de difficulté à faire une résection.

II y a quelquefois avantage à faire deux incisions latérales; mais, ordinairement, il est préférable de faire une seule incision suffisamment longue du côté opposé aux organes importants. Il faut éviter la blessure des vaisseaux et des nerfs principaux de la région sur la<]uelle on opère, et à la rigueur, si la chose est possible, celle des gaines tendineuses. Si Fos est un peu large, il faudra ajouter des incisions perpendiculaires aux extrémités de l'incision longitudinale.

Il faut conserver le périoste , si cela est possible. Le plus souvent le périoste est épaissi; il se sépare facilement de Tos, et sa conservation

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n'offre aucune difficulté; on sait que les résectioDS se pratiquent presque toujours pour carie ou nécrose, et que le périoste est enOammé au ninan de ta lésion osseuse.

Nous ne pouvons donner ici que des indications générales; cet ouvTip n'étant pas un traité complet d'opérations, nous nous contenterons de décrire quelques résections comme exemples.

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