‹ Pathologie et clinique chirurgicales. v. 1Chapitre 3 sur 317 · I. - FRACTURES DES VERTÈBRES · texte numérisé non relu

I. - FRACTURES DES VERTÈBRES

Examen du malade. — Dans ces fractures comme dans celles du crâne. Vélève no doit j)îw s'attendre à rencontrer les situes ordinaires des fractures, ni chercher à I^g constater. Il verra quchiuefois une déformation au niveau de la fracture ; parfois, nuappliqvant h'ffè rement la puljte dudoiffteu. ce point, il percevra la crépitation, s'il s'agit d'une fracture des lames de la vertèbre ou de l'aj^physc épineuse. Mais il s'attachera surtout, \^ur reconnaître la lésion, aux ff/mj/tome» fonctionnch : douleur locale, troubles du mourewent, de la itensibiUté Qi de la ?i?//W^/^7i dans les parties auxquelles se distribuent 1rs nerfs qui émergent de la mocUe au-dessous du siège de la fracture.

Causes et méeanUme. — Les causes de ces fractures sont directes ou indirectes. Les causes directes déterminent plus souvent des fractures incomplètes : ce sont des chocs reçus sur la partie postérieure de la colonne vertébrale, ou bien un projectile lancé par une arme à feu. Les causes indirectes sont des chutes d'un lieu plus ou moins élevé ; dans ces cas, la fracture peut se produire de plusieurs manières : 1» si la fracture succède à une chute sur la tête, sur le siège, sur les genoux, ou sur les pieds, ce ({ui est plus rare, un ou plusieurs corps vertébraux seront écrasés (fractures par écrasement). 2^ Un individu tombant d*un lieu élevé peut être arrêté dans sa chute, par un obstacle quelconque. Si la face dorsale tombe perpendiculairement sur Taxe de Tobstacle, les deux extrémités de l'individu, animées par Timpulsiou, continuent à descendre pendant un certain temps, tandis que la partie moyenne du corps est retenue. La colonne vertébrale décrit brusquement un cercle à concavité postérieure. Pendant celte incurvation de la colonne, il se fait fréquemment une fracture d'un corps vertébral, qui siège presque toujours à égale distance de deux disques intervertébraux , la cohésion du tissu osseux étant moins forte que l'adhérence du corps vertébral au disque fibreux (fractures par arrachement). (Bonnet.)

Variétés. — Très-rarement, on voit des fractures complètes, c'est-àdire divisant la colonne vertébrale en deux tronçons distincts ; le plus souvent, la lésion est incomplète.^ et Ton constate des fractures isolées du corps, de rapophy.se épineuse, des lames, des apophyses transverses, ou des apophyses articulaires.

Ces fractures, i*arement simples^ sont presque toujours complii^uées soit de luxations, dépancheincnts sanguins intra-rachidiens . soit de lésions de la moelle, compression, commotion, contusion, rarement d'une déchirure coniplète de cet organe.

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