I. - PARALYSIE DE LA VESSIE
Casses. — Toute lésion traumatique ou autre du cerveau ou de la moelle peut occasionner une paralysie de la vessie. Il en est de même de la compression du plexus sacré. On Tobserve quelquefois dans le cours des fièvres graves. Chacun a eu l'occasion de remarquer une paralysie momentanée. Elle se montre lorsqu'on a conservé trop longtemps la vessie distendue par l'urine ; on est parfois dans l'impossibilité d'uriner, si ce n'est goutte à goutte. Puis, peu à peu, l'organe recouvre sa contractilité. Si un obstacle au libre cours de l'urine détermine souvent ce phénomène de rétention, on conçoit qu'il puisse survenir une paralysie de la vessie. On observe souvent chez les vieillards des paralysies de la vessie causées par l'obstacle que la prostate hypertrophiée apporte à la sortie de l'urine, ou à une cystite chronique ; dans quelques cas, ces paralysies ne paraissent liées à aucune cause ; on les appelle essentielles. On a vu des paralysies nerveuses chez les hystériques.
0jiiipidiiies. Diaiirnostic. — Les symptômes sont tellement liés à ceux de la rétention et de l'incontinence d'urine, qu'on pourrait les confondre, l^* Il peut y avoir paralysie incomplète, La vessie se distend outre mesure, et n'éveille le besoin d'uriner qu'après une grande distension ; le malade urine , mais avec des efforts considérables, i^ Si la paralysie est complète^ la vessie se laisse distendre; elle forme une tumeur audessus du pubis, plus ou moins rapidement douloureuse, selon les malades. Lorsqu'elle a acquis un certain développement, les parois résistent,
le col cède, et le malade urine goutte à goutte, par regorgement. 3^ Il peut exister une paralysie du col. Le corps de la vessie a conservé sa contractilité, mais le col ne ferme plus l'orifice ; l'urine ne s'accumule pas dans la vessie, elle sort goutte à goutte; il y a incontinence d*urine. (Voy. Rétention et Incontinence d'urine.)
Pronoatie. Traitement. — La paralysie de la vessie guérit rarement. Il faut sonder le malade assez fréquemment , et ne pas laisser Turine s'accumuler en grande quantité. On cherche à rendre à l'organe sa tonicité par les bains, les injections d'eau froide dans la vessie, les lavements froids, l'électricité. Ce dernier moyen réussit souvent dans les paralysies incomplètes.