DILATATION DES BRONCHES
puration. d'intoxication générale et de marasme; ils ont pu contribuer à produire et à entretenir lintlammation chronique des bronches; ils sont étrangers à la détermination des dilatations. Beaucoup d'entre eux. viennent seulement s'implanter dans la bouche dilatée.
Anatomiepathologique. — Lesbronchectasiess observent sur toutes les parties de l'arbre bronchique des animaux domestiques ; mais elles sont plus fréquentes au niveau des bronches de moyen ou de petit calibre que des grosses bronches.
La dilatation peut affecter trois types différents : 1° le type cylindrique caractérisé par une dilatation uniforme de l'arbre bronchique ou d'une partie des bronches.
2° Le type ampullaire marqué par une ou plusieurs dilatations ovoïdes ou fusiformes développées sur le trajet de la bronche; cette dilatation peut êti-e concentrique ou latérale, formant ''0° sacciforme; 3, dilatation monUi- , , . forme.
dans ce dernier cas, comme
un sac appendu à la bronche (dilatation sacciforme)
(fig. 5).
30 Le type moniliforme CAraiCtérisé par une série de dilatations en chapelet.
Les dilatations siègent principalement au niveau des lobes antérieurs et des parties moyennes des poumons ; elles sontrempliesd'un liquide purulent abondant, muqueux. ou puriforme chez la plupart des animaux, quelquefois caséeux et calcaire chez les bovidés. Les masses calcaires-
Fit:. 5. — Divers types de dilatation' bronchique.
1, dilatation ampullaire; 2, dilata-
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peuvent avoir le volume d'un pois d'une châtaigne ou même du poing. Leurs pai'ois sont lisses; la muqueuse est le siège d'une inflammation chronique assez intense ; elle est infiltrée d'éléments embryonnaires et quelquefois ulcérée, rarement hérissée de végétations papilliformes contiluéespar des bourgeons charnus très vasculaires et visibles à l'œil nu.
Symptômes. — Los symptômes caractéristiques des bronchectasies consistent dans la persistance d'un jetage purulent, abondant et très fétide, indépendant de toute altération des cavités nasales et des sinus. On peut y découvrir des produits caséeux, des cristaux d'acide gras, deleucine. de tyrosine, et de cholestérine.
Les animaux font entendre une toux profonde quintcnse qui se manifeste principalement le matin ou après un certain repos qui a permis au liquide, accumulé dans la dilatation, de déborder et de venir au contact de grosses bronches voisines.
La percussion fait entendre un son tympanique, un bruit de pot fêlé si la cavité est vide, un son mat si elle est remplie de liquide.
A l'auscultation, onaun souffle caverneux avec retentissement intrathoracique de la toux ; ce souffle est accomjîa^ gnéde gargouillement quand la cavité l'enferme du liquide. On perçoit, presque toujours, en même temps, des râles ronflants et sibilants fournis parla bronchite concomitante. Chezle chien, atTecté dedilatation bi'onchique unilatérale, on peut constater la rétraction partielle du thorax, l'aplatissement de la paroi costale du côté malade.
Évolution. — La dilatation bronchique se résume dans un foyer permanent d'intoxication et d'infection générale, longtemps toléré, mais qui détermine une cachexie progressive. Lesanimaux deviennent emphysémateux; ils présentent une grande difficulté de la circulation due à la dilatation du cœur droit; ils deviennent impropres à tout service et sont finalement sacriliés.