‹ Pathologie interne (volume 2)Chapitre 68 sur 96 · VI. —CHAT · texte numérisé non relu

VI. —CHAT

La pneumonie vermineuse du chat est déterminée par les œufs et les embryons du strongle nain {Strongylus pusUhis), et de VOUidaniis tricuspis. Le Trichosoma a^rojjhilum vit également dans les bronches et la trachée du chat (lig. 73).

Anatomie pathologique.

— Les œufs sont tellement nombreux dans le poumon qu'ils provoquent, par compression, l'atrophie des parois alvéolaires.

A ïexamen microscopique du raclage de la coupe des parties envahies, on voit des œufs à tous les degrés de segmentation: des embryons s'agitent dans le mucus des voies respiratoires, des bronches, delà trachée. Railliet dit en avoir vu aussi dans les diverses parties du tube digestif.

Les œufs sont accumulés en si grand nombre que le réseau formé par les parois alvéolaires est entamé sur plusieurs points et réduit à quelques travées amincies.

Les embryons éclos forment, par leurs migrations, des traînées sinueuses et provoquent une pneumonie purulente miliaire, sous la forme de granulations blanc jaunâtre, du volume d'un grain de mil à celui d'un grain de chènevis, que l'on rencontre sur la coupe du poumon ou sous

Fig. 73. — CEiifs et embryons du strongle nain du chat, grossis loO fois.

A, B, œufs en voie de segmentation.

— C, œuf contenant un emljryon. — D, embryon libre (Railliel).

la plèvre. Elles sont parfois réunies en nodules de la grosseur d'un pois, mais n'ont pas de ressemblance avec les tubercules; il se produit une diapédèse des leucocytes et des zones d'hépatisation grise. On trouve rarement les vers adultes.

Symptômes. — Les animaux offrent des accès de dyspnée et de loux; à la longue, ils deviennent cachectiques. Souvent la gale existe en même temps, et la mort survient au bout de deux ou trois mois de souffrances ; elle est précédée d'une diarrhée intense.

Traitement. — Le meilleur traitement consiste dans des injections trachéales ; mais on n'a guère l'occasion de l'essayer, car la maladie n'est pas reconnue.

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