‹ Pathologie interne (volume 2)Chapitre 80 sur 96 · V. — CIIIEIV · texte numérisé non relu

V. — CIIIEIV

Étiologie et pathologie. — La pleurésie séro-fîbrineuse

est l'expression la plus commune de la tuberculose du chien.

Ldi pleurésie tuberculeuse s'observe à toutes les périodes de la vie de cet animal ; elle est surtout fréquente à partir de trois ans; elle évolue et devient appréciable à la fin de l'automne et au printemps, ce qui l'a fait attribuer, jusqu'à présent, au refroidissement. Rousseau, Trasbot ont observé, plusieurs fois, la pleurésie chez des chiens vigoureux qui, en plein hiver, avaient suivi un cerf dans un étang; Cadéac l'a rencontrée chez un Saint-Germain qui venait d'avoir le premier prix à une exposition canine.

L'élude anatomique et microbiologique des lésions trouvées à l'autopsio démontre la nature tuberculeuse de la plupart des pleurésies a frigore. Les neuf dixièmes des pleurésies n'ont pas d'autre origine ; nous en sommes à rechercher actuellement une pleurésie a frigore qui ne soit pas de nature tuberculeuse. Il est aujourd'hui bien acquis que la plupart des pleurésies séreuses, réputées primitives, qu'on rencontre chez le chien, sont fonction de la ttiberculose . Presque toujours, en effet, dans les autopsies, on rencontre, sur les plèvres, de nombreuses granulations de formes diverses. Elles ressemblent étrangement aux nodosités sarcomateuses, et c'est en raison de cette confusion possible qu'on u nié longtemps la pleurésie tuberculeuse chez le chien, alors qu'on portait très fréquemment le diagnostic pleurésie cancéreuse.

L'examen microscopique et les cultures démontrent que très souvent, dans ces pleurésies anciennes, le bacille de la tuberculose pullule dans les végétations de la plèvi-e. Ce bacille n'est pas pur; quand l'épanchement est récent et la pleurésie aiguë, on y trouve les microbes de la suppuration, particulièrement les staphylocoques.

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Ces infections associées sont encore incomplètement connues. Les pleurésies séro-fibrineuses qui se développent à la faveur d'un coup de pied ou d'un traumatisme quelconque sont déterminées par des microbes plilogogènes (staphylocoques ou streptocoques).

Les contusions violentes de la poitrine qui lèsent le

Fig. 82. — Pleurésie du chnl.

M, adhérences ; P. ]iounion atélectasié ; D, diapliragnie ; R. ru-iii : F, foie (Photographie Cadéac).

poumon ne déterminent pas la pleurésie tant que les germes n'y pénètrent pas.

Les pleurésies infectieuses sévissent quelquefois avec intensité chez le chien et chez le chat ; on trouve des pasteurella dans l'exsudat. llivolta a isolé un mici'ocoque chez le chat, une bactérie mobile, arrondie aux extrémités, chez le chien.

Anatomie pathologique. — La plèvre est le siège d'une rougeur ponctuée, ecchyniotique, et d'arborisations vasculaires; elle est rugueuse, recouverte d'un dépôt fibrineux: sa surface est hérissée de végétations ou de nodules qui lui donnent un aspect bourgeonnant. Cette néomembranc

PLEURKSIE AIGLE SKRO-FIBRINEUSE. 437

est généralement constituée par des tubercules où lourmillentles bacilles de Koch. Parfois des granulations tuberculeuses sont dissimulées par l'exsudat qui les recouvre. Le tissu conjonctif sous-plciiral est infiltré de cellules embryonnaires.

Les FAUSSES ME.MBR.\NES sont incolorcs ou un peu rouges, demi-transparentes; elles sont rares, peu épaisses, molles et faciles à déchirer; leur résistance est bien inférieure à celles de la pleurésie du chevnl : elles forment ordinairement des dépôts isolés, irrégulièrement répartis. On les voit s'accumuler au niveau de la plèvre diaphragmatique, parfois de la plèvre costale, presque jamais au niveau de la plèvre viscérale. La pleurésie garde un caractère mamelonné, qui ne fait que s'accentuer avec le temps.

Quand elle est chronique, on peut rencontrer sur la plèvre costale et la plèvi-e diaphragmatique des nodosités du volume d'une noisette ou d'une noix, non pédiculées et très dures. Ces tumeurs sont d'autant plus volumineuses qu'elles sont plus rares; elles offrent un aspect villeux quand elles sont finement serrées ; elles peuvent alors déterminer des adhérences avec la gouttière vertébrale (fig. 82 et 83).

Le LiQumE ÉPANCHÉ est rosé, rougeàtre, analogue au sérum sanguin ; il contient beaucoup d'hématies et l'elativement peu de globules blancs. L'exsudat est souvent franchement hémorragique dans la tuberculose et les Uimeurs cancéreuses du chien. Le liquide a une teinte rouge, rouge foncé ou rouge brun. Le sang fait irruption dans la plèvre en grande quantité dans les pleurésies tuberculeuses ou cancéreuses, quand il existe des néomembranes en voie de formation.

L'épanchement est souvent très considérable ; il remplit quelquefois tout un côté de la poitrine quand la pleurésie est unilatérale ; il peut occuper le quart, le tiers ou la moitié de la cavité opposée quand l'inflammation est bilatérale. Ordinairement l'épanchement inflammatoire est

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unilatéral ; mais on rencontre, du côté opposé, un épancliement hydropique.

L"épanchement inflammatoire est absolument inodore : il est très pauvre en fil)rine; il s"éclaircit en vieillissant; il

Fig. S:i. — l'Ieurésie ancienne.

n, h, r, liiiiles qui cloisonnent la partie inférieure de la cavité Ihoracique ; P, P, poumon refoulé le long de la goiiUière vertébrale, où il a contracté (les adhérences très solides ; D, diaplu-agme i-ecouvert de niasses tuberculeuses (Photographie Cadéac).

devient clair, transparent comme de l'eau; il ressemble à une solution étendue d'albtunine: il est alors souvent exempt de tout microbe; on peut le conserver dans des pipettes sans qu'il présente la moindre coagulation ; on peut même l'utiliser comme bouillon de culture.

PLEURESIE AIGUË SERO-FIBRIXEUSE.

Le POUMON, baigné par répanchement, est tantôt infiltré de granulations tuberculeuses, blanches ou transparentes, du volume d'une tète d'épingle, congestionné; il est généralement atélectasié (fig. 8i). On le trouve refoulé le long de la gouttièi'e vertébrale, à l'état de moignon bi'un noirâtre ; il est libre ou adhérent à la colonne vertébrale ; il demeure ordinairement libre tant qu'il peut se mouvoir, obéir aux

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Fig. Si. — CoUapsus pulmonaire dans la pleurésie tuberruleuse (chien n» 4). La plèvre est chiffonnée ; les cavités alvéolaires sont effacées (G. Petit).

mouvements d'inspiration et d'expiration : il adhère dès qu'il devient immobile.

"Variétés. — Les bacilles de Ivoch peuvent former des nids en divers points de la plèvre : la pleurésie est souvent diaphragmatiquc, costo-pulmonaire, interlobaire et médias fine.

Le liquide épanché peut se l'ésorber totalement ; la lileurésie sèche, accompagnée d'abondantes productions tuberculeuses, n'est pas rare chez cet animal.

On peut observer dans les pleurésies rt/u'/f» nés quelques lésions contingentes; ce sont des épanchements séreux, caractérisés par un hydrothorax du côté sain, une ascite

plus OU moins prononcée ou même V anasarqne qui se traduit par l'œdème des pattes, de la partie inférieure du ventre, du cou. puis enfin de tout le tissu conjonctif souscutané. Plusieurs pleuréti({ues nous ont montré celte lésion à un haut degré. De plus, les bacilles de Koch. qui ont déterminé la pleurésie, y demeurent cantonnés ou provoquent d'autres inflammations: la. péricardite et la péritonite sont les plus fréquentes. Exceptionnellement, on

Fig. So. — CoUapsus pulmonaire dans la jikuwésie tuberculeuse du chien (G. Petit).

peut rencontrer la dégénérescence amyloîde du foie, des re2ns et de la rate.

Complications. — La rotation complète du lobe postérieur du poumon peut résulter des positions variées qu'on donne au chien pour l'ausculter; le liquide renfermé dans la poitrine peut faire chavirer le lobe pulmonaire. Mathis (1) l'a rencontrée chez un chien abandonné pour cause de pleurésie et longuement examiné dans les attitudes les plus variées.

On constate les lésions suivantes :

(1) Matbis, Jour, de méd. vét. et de zoot., 1895, p. 393.

PLEURÉSIE AIGUË SlÎRO-FIBPvINEUSE. 441

Le sac pleural gauche renferme environ un quart de litre d'un liquide citrin clair, sans dépôt fibriueux. Le sac droit olïre les mêmes lésions ; de plus, le lobe postérieur est turgide. noir, congestionné. Au niveau de son hile, on observe une torsion complète analogue à celle de la matrice au niveau de son col. lorsqu'elle a subi une révolution autour de son axe.

Le sang s'est accumulé dans le lobe pulmonaire, et le sérum a filtré et rempli la cavité pleurale (fig. 85).

Symptômes. — a. Signes foxctioxnels. — Cette pleurésie débute ordinairement par des finissons suivis d'une fièvre plus ou moins intense ou de dyspnée.

Le FRISSON coïncide avec un malaise général ; il est intermittent: il se reproduit pendant deux, quatre jours et quelquefois même une semaine.

La FIÈVRE se traduit par une soif vive, une coloration rouge vif des muqueuses, une accélération du pouls, une concentration des urines, qui sont pauvres en chlorures et parfois albumineuses, et enfin par une élévation de la température, qui marque souvent 40". La peau est sèche, chaude, brûlante; l'appétit nul ou très faible.

La DYSPNÉE est très apparente; la respiration est immédiatement accélérée, superficielle, pénible, douloureuse, caractéristique; l'animal, ilebout ou assis, écarte les membres antérieurs et augmente les forces expiratrices par une contraction très énergique des muscles abdominaux ; parfois la respiration devient anxieuse, la poitrine se dilate à. l'excès, le sujet étend la tête, ses yeux sont saillants, il se livi-e à des inspirations forcées dans lesquelles le diaphragme a la plus grande part, le mouvement des côtes étant borné par la douleur, l'abondance de l'épanchement et la compression du poumon.

La TOUX manque souvent ; elle apparaît quelquefois plusieurs jours après le début de la maladie et est toujours petite, sèche, pénible; ]ejeta(je est nul; le bout du nez est sec et souvent fendillé.

b. Signes physiques. — Par Tinspection. on i)ent conslater rasyniétrie i'onctionnelle et pl^ysique de la poitrine ; le lliorax est immobilisé du côté malade; au débul, sous l'influence de la douleur, plus lard, par répanchement qui rend ses mouvements inutiles ; le côté sain, au contraire, présente mie expansion exagérée, qui est reltet de la suppléance fonctionnelle.

Le côté malade paraît souvent rétréci par rapport au côté sain, mais on peut observer, à cet égard, de nombreuses variations qui tiennent à la quantité de liquide épancbé : un épanchement très considérable peut soulever les côtes et dilater le côté malade ; dans tous les cas, le tborax paraît bombé, le sternum est remonté, le dos voûté. les côtes saillantes à la partie supérieure, la poitrine d'autant plus cerclée que les muscles intercostaux, émaciés, sont plus effacés.

La PALPATiON met en évidence l'augmentation de tension de divers espaces intercostaux, déterminée par un épanchement abondant.

La PERCUSSION révèle une malité évidente dès que l'exsudation atteint une certaine hauteur; cette matité, nettement, horizontale quand l'animal est debout, varie quand on donne au sujet des attitudes diverses ; l'animal percuté en décubitus sternal, latéral ou dorsal, présente toujours de la matité vers les parties les plus déclives où le liquide est venu s'accumuler. Cette matité hydrique n'est absolue que lorsque la poitrine est presque entièrement pleine de liquide.

On observe un son tympanique à la limite supérieure de répanchement, quand le poumon est en voie d'atélectasie.

A I'auscultation, on peut percevoir un bruit de frottement di'i aux irrégularités de la plèvre ; ce bruit est très marcpié dans les pleurésies sèches ou un voie de résolution. Les bruits respiratoires sont altérés dès le commencement di^ l'exsudation ; le murmure vésiculaire est alïaibli dans

PLEURÉSIE AIGLE SÉRO-FIBRIXEUSE. 4i3

les parties inférieures ; il disparaît peu à peu. Quand Texsudation est très abondante, on ne perçoit plus que des bruits soufflants bronchiques ou un souffle tubnir^ dont on fait varier l'intensité en comprimant plus ou moins la paroi tlioracique.

Quand on imprime un mouvement brusque à la poitrine pendant que l'oreille est appliquée du côté malade, on peut entendre le choc du liquide contre la paroi thoracique simulant un bruit de fluctuation, de clapotement, ou im bruit comparable au bruit de déglutition du cheval.

Du côté sain, on perçoit une respiration forte, supplémentaire ; parfois on peut entendre le souffle tubaire qui se propage du côlé malade au côté sain, surtout quand la main et le bras, passés sur le dos, appuient sur le côté malade. En outre, on entend quelquefois des râles sibilants et muqueux déterminés par la congestion pulmonaire et bronchique ou par Vœdème pulmonaire engendré par la stase.

Marche. — Durée. — Terminaison. — Le début de la pleurésie du chien est très inégal et très irrégulier; tantôt l'épanchement s'établit immédiatement, tantôt les lésions tuberculeuses évoluent sur la plèvre et déterminent, pendant plusieurs jours, un bruit de frottement intense ; parfois le liquide épanché remplit très vite la cavité thoracique ; d'autres fois l'épanchement met quinze à vingt jours à se compléter; puis la maladie se termine par la résolution, par Vétat chronique ou par la mort.

La RÉSOLUTION est indiquée par la disparition progressive de signes physiques ou par l'amélioration des troubles fonctionnels; la matité diminue, le bruit respiratoire bronchique redevient vésiculaire. l'appétit renaît, et tous les symptômes généraux disparaissent; seul, le bruit de frottement persiste et accuse l'existence des nodosités tuberculeuses des plèvres.

La résolution est toujours très lente quand l'exsudat n'a pas été retiré par la thoracentcse ; elle est généralement

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suivie de nouvelles poussées de pleurésie liées ellesmêmes aux poussées de tuberculose ; la maladie passe à l'état chronique.

État chronique. — La pleurésie séro-fibrineuse chronique est caractérisée par l'atténuation des phénomènes généraux et la persistance des signes physiques du côté malade ; la poitrine se rétracte, son diamètre devient moins considérable que du côté sain. Cette rétraction résulte du défaut d'élasticité du poumon, incapable de récupérer son volume normal, et de l'action de la pression atmosphérique sur le thorax. Les muscles sont atrophiés de ce côté; ils sont plutôt hypertrophiés du côté sain, la poitrine présentant une expansion ou un développement compensateur. Les côtes courent sous la peau à chaque respiration ; leurs mouvements sont décuplés ; il y a souvent discordance des mouvements respiratoires ; ces signes peuvent permettre de porter le diagnostic de pleurésie.

L'examen physique de la poitrine ne fait que le confirmer. On constate un silence complet du côté malade ; ce silence est souvent interrompu par m\ souffle bronchique intense ou par un souffle tubaire atténué.

La JioRT peut se produire par hyperémie collatérale, congestion intense et œdème du poumon sain; elle résulte de l'intoxication par l'acide carbonique quand la pleurésie est bilatérale. Elle peut survenir, subitement, \}ar syncope due il une hydropisie secondaire du péricarde, à une péricardite et à une myocardite secondaires.

La mort peut être la conséquence de l'épuisement, de l'insuffisance de l'hématose, des dégénérescence des tissus, des hydropisies consécutives, des inflammations secondaires, d'une granulie pulmonaire ou d'une tuberculose hépatique.

Parfois elle résulte de troubles nerveux, de l'inliibition du plexus pulmonaire, bientôt suivie de celle du plexus cardiaque, c'est-à-dire d'une véritable syncope cardiaque, et l'on peut produire expérimentalement l'arrêt du cœur

plï:urésie aiguë séro-fibrineuse. 445

par rexeitation des nerfs intercostaux au moyen d'un courant induit. Ces nerfs étant toujours plus ou moins intéressés dans la pleurésie, on comprend que la syncope cardiaque puisse apparaître d'un instant à l'autre.

Pronostic. — La pleurésie a frbjore du chien, aiguë ou chronique, est extrêmement grave. 11 ne faut pas oublier que ces pleurétiques sont des tuberculeux qui seront peutêtre demain des phtisiques, des propagateurs et des régénérateurs du bacille de Koch. une source de dangers pour les enfants qu'ils lèchent. Tout chien atteint d'une pleurésie a frigore confirmée devrait être abattu.

Diagnostic. — La dyspnée, la déformation de la poitrine, le bruit de frottement, la matité horizontale, le déplacement de cette matité quand on change l'animal de position, l'écoulement du liquide, si l'on pratique la thoracentésc, sont des signes caractéristiques.

Pour afiii'mer l'existence d'une pleurésie tuberculeuse, on doit compter bien plus sur les lésions trouvées à l'autopsie, dans l'immense majorité des cas, que sur la tuberculine. Ce réactif, si efficace pour déceler la tuberculose du bœuf, est moins sûr pour reconnaître la tuberculose chez le chien. L'élévation de la température est souvent peu appréciable (4 à 6 dixièmes de degré) ; on fera cependant bien d'y recourir, et, quand on obtiendra cette hyperthormie. on ajoutera aux renseignements que l'on possède un élément décisif pom" engager à se défaire promptement de l'animal.

On fera bien aussi de pratiquer la thoracentèse, et, si l'on a des doutes, d'inoculer ce liquide à un cobaye et à un lapin. Un résultat positif confirme le diagnostic tuberculose ; un résultat négatif ne peut l'infirmer ; les litux épanchemcnts sont souvent dépourvus de bacilles et complètement stéi'iles. alors que les végétations de la plèvre diaphragmatique ou costale renferment des bacilles à profusion.

Traitement. — Les émissions sanguines sont abandonnées ;

les vésicants, peu efficaces, peuvent intoxiquer le chien, qui se lèche, quand ils ne déterminent pas l'accroissement immédiat et rapide de l'épanchement pleurétique.

Les dérivatifs, tels que la moutarde, sont à peu près impuissants à déterminer la résorption de Tépanchement.

Il faut administrer du lait et des diurétiques, tels que la scille, le nitrate de potasse, la caféine et la digitale, pendant la période fébrile.

II faut pratiquer la thoracentèso à la fin de la période d'état, vers le dixième ou le quinzième jour après le début delamaladie; elle soustrait une partie du liquide épanché et facilite la résorption de celui qui l'este. On peut pratiquer raspirafton du liquide avec l'aspii'ateur de Dieulafoj; on utilise l'aiguille n" 2 de cet appareil, qu'on enfonce de d à 2 centimètres environ en arrière du cœur après avoir coupé les poils, désinfecté la peau et llamhé l'aiguille du trocart; on peut retirer dOO grammes de liquide, le lendemain et le surlendemain, on fait une nouvelle ponction, qu'on renouvelle jusqu'à ce qu'il ne reste plus de liquide. Ouelquefois l'épanchement devient purulent à la suite d'une ponction ; mais cette transformation est indépendante de l'opération et dépend exclusivement de Topérat eur.

Pendant toute la durée du traitement, les animaux doivent être l'objet de soins hygiéniques particuliers ; il faut les nourrir abondamment et les tenir ;i une température doure, à l'abri des refroidissements.

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