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I. — SOLIPÈDES

Les tumeurs de la plèvre sont beaucoup plus rai-es et moins variées que celles du poumon. Elles sont généralement disséminées sur toute la surface de la séreuse plus ou moins irritée (pleurésie cancéreuse).

a. Les SARCOMES du poumon et de la cavité abdominale peuvent envahir secondairement la séreuse.

b. Les ÉPiTHÉLioMES sont les tumeurs les plus communes de la plèvre (Schindelka, Weber et Barrier). Ellessimulent quelquefois une véritable éruption tuberculeuse. La séreuse en est parfois recouverte; elles offrent une forme mamelonnée, bosselée, à surface villeuse. Ces tumeurs sont contluentes, parfois confondues en plaques peu épaisses, d'un jaune clair. Elles sont logées dans l'épaisseur du derme séreux ou pénètrent sous la plèvre. La plèvre

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médiastine en est couverte, et elles établissent des adhérences très solides entre la plèvre pulmonaire et la plèvre pariétale.

c. Les LYMPHANGioMES cousistcnt en de nombreux nodules disséminés sur les plèvres et i)ouvant faire croire à la tuberculose.

Ces productions qui recouvrent les plèvres costales offrent une grosseur d'une tète d'épingle. En se réunissant, elles forment des masses de 2 centimètres de diamètre. Leur forme est irrégulière ; elle sont assez solidement soudées à la plèvre, le plus grand nombre par toute leur base, d'autres par un court pédicule fibi'eux: si on détache la tumeur par une légère ti'action. on provoque toujours un arrachement de la plèvre, au moins des couches superficielles.

On peut retrouver ces productions en nombre plus ou moins considérable sur la plèvre péricardique. diaphragmatique et pulmonaire. Partout les néoformations ont les mêmes caractères; leur tissu est résistant, jaune clair; la surface ne montre ni dégénérescence ni hémorragie ; les plus grosses présentent des vésicules à la périphérie. Sur la cou])e, les tumeurs paraissent délimitées à la base. Les ganglions lymphatiques thoraciques, médiastinaux et bronchiques sont normaux ainsi que les autres organes.

L'examen histologique montre qu'il s'agit d'unlymphangiome caractérisé, dans les petites tumeurs, par le revêtement des cavités par des cellules plates, endothéliales, par la présence de quelques lymphocytes dans la lumière et par le contenu séreux des grosses vésicules superlicielies.

Los lyraphangiomes sont des tumeurs bénignes (1).

Symptômes. — Les tumeurs de la plèvre ne déterminent de troubles que lorsqu'elles atteignent un volume assez considérable. Elles amènent alors un cpanchement thoraciqiie et une inflammation de la séreuse.

(1) D'' H. Markus, Lynipliangiomes multiples de la plèvre chez le cheval (Monaixlieff fur Thierhcilkiuide, 190;î, p. 185).

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