II. — CHIEX
Définition. — Lhémiphégie laryngienne est une affection caractérisée chez les carnivores comme chez les solipèdes par un bruit sifflant, inspiratoire. connu sous le nom do cornage. Ce symptôme est fréquemment l'expression de tumeurs des cavités nasales, de cancers branchiaux ou de tumeurs des corps thyroïdes, ou de l'adénopathie trachéobronchiqiie ; il est plus rarement d'origine récurrentielle. Signalé par Esser (2), Mùller. Albrecht, il a été peu étudié.
Etiologie. — La maladie du jeune âge est sans doute la principale cause des paralysies récurrentielles. Ces paralysies passent probablement inaperçues dans beaucoup de cas. les chiens n'étant guère examinés à ce point de vue. La compression du récurrent par des tumeurs est la cause d'un cornage symptomatique qui n'est pas rare.
Symptômes. — L'animal présente de la dyspnée et, au bout de quelques minutes d'exercice, il fait entendre un bruit de cornage plus ou moins intense. Parfois la respiration est si pénible que les sujets s'arrêtent en proie à une grande anxiété ; la langue se cyanose , la bouche est largement ouverte, des tremblements secouent le corps; puis, peu àpeu. l'agitation cesse et le cornage diminue.
Marche. — Les bruits et la dyspnée s'accentuent à mesure que les lésions augmentent. Quand les dilatateurs sont atrophiés, les cordes vocales, entraînées par les constricteurs, obturent l'ouverture du larynx, elles se rapprochent à l'inspiration et l'air n'arrivant plus dans le poumon rend las-
(1) HoUerbach, .Vphonie chez une vache à la suite d'uae tuberculose primitive du lar\-nx. Deutsche Tierarzt. Wochensch., 1906.
(2) Albrecht, Wochenschrift filr Tierheilkunde, 1905, p. 303.
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phyxie imminente. Quand il n'y a qu'un crico-aryténoïdien d'atrophié, l'animal peut continuer à vivre, mais il est difficilement utilisable.
Diagnostic. — Il est facile à établir : l'examen de l'orifice laryngien renseigne sur l'existence de la lésion. La cause primordiale est plus difficile à découvrir. L'exploi'ation des premières voies respii'atoires et de la trachée, l'auscultation de la poitrine, le cathétérisme de l'œsophage peuvent donner d'utiles renseignement et faire reconnaître si le cornage est essentiel ou symptomatique d'une tumeur ou d'une compression nerveuse ou trachéale.
Lésions. — Les lésions siègent généralement du côté gauche comme chez les solipèdes. Les muscles crico-aryténoïdiens postérieurs et aryténoïdiens transverses sont pâles, nettement atrophiés; le récurrent du même côté est dégénéré sur une étendue qui n'a pas encore été délimitée par des recherches histologiques précises.
Traitement. — Le cornage symptomatique d'une sténose nasale, laryngienne ou trachéale est amélioré ou guéri par la suppression de la tumeur qui s'oppose au libre passage de l'air dans les voies respiratoires; le cornage d'origine nerveuse tend à persister. Si le nerf se régénère, les muscles atrophiés ont beaucoup de peine à récupérer leur volume et leur activité.