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I. — SOLIPÈDES

Étiologie. — La pancréatite catarrhale résulte d'une infection ascendante, d'une infection sanguine ou d'une C.\DÉAc. — Pathologie interne. IlL 1

2 "- PANCREAS.

intoxication. On constate en effet des pancréatiles isolées, c'est-à-dire sans altération des organes du voisinage, des pancréatites, associées [à des lésions hépatiques, rénales qui témoignent d'infeclions générales ; on peut rencontrer enfin des altérations du pancréas chez des animaux morts d'intoxication arsenicale. La pancréatite catarrhale, signalée chez le clievul par Mégnin et Nocard, a été peu étudiée. Anatomie pathologique. — Cette inflammation est

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Fig. 1. — Schéma de l'ampoule de Vater chez les Solipèdes.

1, Tunique charnue de l'intestin; t, muqueuse; 3, tissu conjonctif sousmuqueux ;4, séreuse ; 5, canal cholédoque ; 6, canal de Wirsung ; 7-7', coupe antéro-postérieure du repli muqueu.x entourant l'embouchure de ces deux canaux; 8'-8, coupe antéro-postérieure du repli muqueux limitant extérieurement l'ampoule de Vater ; 0, entrée de cette ampoule.

caractérisée par la production d'une matière blanche, granuleuse, formée de globules de pus, de filaments fibrineux et de cellules épithéliales'granuleuses à cils vibratiles. Ce produit d'exsudation obstrue la lumière du canal de Wirsung et le canal cholédoque qui s'ouvrent dans l'instestin, à l'ampoule de Vater (fig. i).

Les canaux pancréatiques sont dilatés, leurs parois sont épaissies ; l'orifice duodénal du canal pancréatique est dilaté et obstrué par un tampon de substance épaisse qui comprime, à distance, l'orifice du cholédoque et s'oppose à l'écoulement de la bile dans le duodénum. Toutes les divisions des canaux pancréatiques sont dilatées, épaissies, remplies de matière blanche formée de pus, de cellules épithéliales de la muqueuse desquamée ; en certains

PANCRÉATITE CATAKRHALE. 3

I iKlroits. la muqueuse est bourgeonnante et senable couverte duleérations.

Les glandes à mucus sont sclérosées, atrophi'ées . par la compression du tissu fibreux qui s'est développé autour de leurs lobules (Mégnin et Nocard).

Les cellules pancréatiques subissent la dégénérescence, graisseuse ; la glande entière est le siège d'un commencement de sclérose.

Les cellules hépatiques, formant le centre des lobules, subissent la dégénérescence graisseuse ; celles de la périphérie sont pigmentées par la bile; il y a, en outre, un commencement de cirrhose hypcrtrophique. Le canal cholédoque et ses principales ramifications offrent une dilatation considérable et renferment une grande quantité de bile.

Symptômes. — Les symptômes caractéristiques de la pancréatite catarrhale manquent totalement. Cette maladie évolue sans que le diagnostic soit posé. L'animal perd peu à peu ses forces ; il est nonchalant et abattu ; il présente peut-être un peu de glycosurie; mais on ne recherche pas ordinairement ce symptôme et bientôt la pancréatite est dissimulée par les signes hépatiques. C'est que l'obstruction de l'extrémité du canal pancréatique entraîne celle du cholédoque ; c'est-à-dire la rétention biliaire et ses conséquences fatales : l'ictère et la cirrhose du foie. Les fonctions du pancréas et du foie sont supprimées en même temps ; les produits de sécrétion de ces glandes ne pouvant s'écouler dans l'intestin, des symptômes alarmants apparaissent ; les muqueuses revêtent une coloration ictérique ; la démarche est faible, l'appétit diminue, l'urine, rare, foncée, riche en matières biliaires ; les matières fécales sont sèches et décolorées. Lémaciation fait de rapides progrès et aboutit au marasme.

L"t'io/»/(0/i de cette maladie peut durer deux mois; l'animal meurt par intoxication et insuffisance de la nutrition. Cette terminaison est la conséquence de la double suppression des fonctions hépatiques et pancréatiques.

4 PANCREAS.

Diagnostic. — Par l'examen des symptômes, dont lictère est le principal, on reconnaît l'existence d'une maladie du foie ; on ne soupçonne même pas une affection du pancréas.

Le diagnostic différentiel est difficile à établir, l'examen des matières fécales peut fournir des renseignements importants et faire constater la stéarrhée, symptôme dinsuflisance fonctionnelle du pancréas qui n'émulsionne plus les matières grasses. Les troubles fonctionnels du foie, consécutifs à la pancréatite, sont révélés par l'ictère.

Traitement. — Les agents excitant la sécrétion salivaire, comme la pilocarpine, sont indiqués contre la pancréatite afin de liquéfier les pi'oduits d'exsudation qui obstruent le canal pancréatique et ses divisions.

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