II. — CARAIVORES
Étiologie. — Les corps étrangers acérés (pointes, aiguilles, épines, etc.) sont à peu près la cause exclusive des abcès pancréatiques. Ils traversent le tube digestif et s'implantent dans le panci'éas où ils déterminent une inflammation purulente circonscrite.
Anatomie pathologique. — Une tuméfaction ramollie, fluctuante renferme le corps du délit. On le retrouve au milieu d'une bouillie épaisse, verdâtre, emprisonnée dans une coque fibreuse compacte (Briiclcmûller).
PANCREATITE SCLEREUSE. 7
Symptômes. — L'animal peut niourii' de péritonite secondaire ou de septicémie ; parfois Tenkystement du corps étranger préserve le sujet de toute complication
Traitement. — L'extirpation du corps étranger précédée dun examen radiographique, pour préciser son siège, est le seul traitement possible.
PANCREATITE SCLEREUSE.
La'pancréatite scléreuse est essentiellement caractérisée par l'induration et l'atrophie du pancréas. Son histoire
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Fig. 3. — Sclérose du pancréas chez le chien. Diabète. (Fort grossissement.)
La préparation montre la présence d'un lissu conjonctif nouveau formé de fibres et de faisceaux conjonctifs, tassés, entre lesquels on trouve les noyaux des cellules aplaties de ce tissu fibreux. Un certain nombre de cellules rondes, embryonnaires se voient au voisinage des acini pancréatiques, dans la trame même du tissu (G. Petit).
est à peine ébauchée chez les solipècles et chez le chien ; cette maladie complique la lithiase chez les bovidés; elle n'a pas été signalée chez les autres animaux (fig. 3).
PANCREAS.
SOLIPEDES.
Étiologie. — La cirrhose hépatique s'accompagne quelquefois de cirrhose panci'éatique. Cette affection peut succéder au catarrhe et à tous les accidents pathologiques susceptibles d'atteindre le pancréas. Siedamgrotzky et Kitt ont décrit ses caractères analoniiques.
Anatomie pathologique. — Le pancréas est converti
Fig. \. — Sclérose du pancréas.
par lasclérose en une masse dure, calleuse, blanchâtre ou de couleur ardoisée de la grosseur de trois poings et formée en majeure partie de tissu fibreux; son poids peut atteindre seize livres (Weathlej) (1). Le tissu glandulaire est seulement conservé par petites places qu'on peut reconnaître, çà et là, à sa coloration brune ou jaune blanchAtre; ses canaux sont élargis et pleins d'un liquide analogue à de l'albumine.
La pancréatite scléreuse n'offre pas foujours cette
(1) Weathley, Journal of Comp. Pat/t., 1896.
PANCREATITE SCLEREUSE. 9
allure exubérante : on peut observer une atrophie complète : la disparition du tissu glandulaire s'accompagne d'une diminution considérable du volume total de l'organe.
La glande est tellement atrophiée qu'elle possède à peine la grosseur d'un tuyau de plume ou d'un simple cordon fibreux, présentant seulement quelques bosselui-es typiques remplies d'un produit visqueux ou d'un bouchon calcaire.
La compression du canal est suivie de stase biliaire et d'ectasie des conduits biliaires et pancréatiques.
Au microscope, on constate une végétation intense du tissu conjonctif périglandulaire, périacineux et périvasculaire; la sclérose est surtout marquée dans les espaces intex'lobulaires autour des canaux excréteurs de la glande.
Les îlots de Langerhans résistent, pendant longtemps, au processus cirrhotique ; il se produit quelquefois des phénomènes de nécrose dénoncés par le dépôt de gouttes de graisse dans le parenchyme et de cristaux de carbonate de chaux dans les canaux (fig. 4).
Symptômes. — Les manifestations svmptomatiques d'origine pancréatique n'offrent rien de caractéristique. La glande s'atrophie et disparait graduellement sans produire de troubles marqués. La nutrition est seule altérée ; l'animal dépérit, présente des œdèmes, de la tuméfaction ganglionnaire, de l'hyperleucocjtose, de l'alopécie, des excoriations cutanées, de la cachexie (Siedamgrotzky).
Diagnostic. — Ces troubles nutritifs ne sont nullement caractéristiques. On n'a pas signalé de glycosurie et rien ne peut faire soupçonner la sclérose du pancréas.
Traitement. — Tout traitement est inefficace.