‹ Pathologie mentale des rois de FranceChapitre 62 sur 183 · Cf. sa conduite à Azay-sur-Cher · texte numérisé non relu

Cf. sa conduite à Azay-sur-Cher

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qui s'emparent du pouvoir, et laisse tuer sous ses yeux ses favoris sans protester.

c. Mélancolie, recherche la solitude, s'enferme dans des « retraites impénétrables à ses sujets^ » ( « muché et caché en chasteaulx, meschans places et manières de petites chambrettes sans vous monstrer », dit plus tard Tévêque JuvénaP. Devient endormi : « Ex hoc enim ipse rex, qui per longa ante tempora, velut somno sepiiltas, obtorpuerat.... » (Basin, éd. Quicherat, t. 1, I. III, p. 138); — et Juvénal (Ép. aux États d'Orléans, Ms. fr. 5022, fol. 4 v°^) parlant de cette époque : « Quantes fois sont venus à vous povres créatures humaines plaindre de griefves extorsions, auxquelles n'estoit donnée aucune provision ! Hélas ! elles povoient bien dire : Oiiare obdormis, Domine ? Mais elles ne vous povoient esveiller »

Sa bâtardise, jadis un éperon pour lui, l'accable (voy. sa prière d'après Sala ''). Il lui attribue ses défaites au lieu de les attribuer à son inertie.

A noter que, contrairement à la légende, il n'est à cette date aucunement dans les excès génésiques (qui feront de lui dans sa vieillesse le Louis XV du moyen âge), sans lui en faire d'ailleurs un mérite^ et conclure, comme M. de Beaucourt, de sa dévotion outrée à sa fidélité conjugale, conclusion inconnue au moyen âge, témoin Louis d'Orléans, à la fois très sincèrement pieux et très débauché ^

IV. A partir de 1429 une période de relèvement, qui au lieu d'avoir été brusque comme le croient quelques historiens (ainsi Sismondi) a été graduel, et son début coïncide avec l'arrivée de Jeanne d'Arc. Après des rechutes, le relèvement complet s'observe à partir de 1439.

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