DÉNOMINATIONS PROVISOIRES
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DÉNOMINATIONS DÉFlKmVES.
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Un régiment de chasseurs h pied, qui prit plus lard et conserva le nom de régiment des carabiniers, avait été créé par un arrêté du gouvernement provisoire du 1" octobre 1830; son noyau fut ie bataillon des volontaires de Bruxelles, qui avait été formé dès le 27 septembre précédent : il s'accrut successivement par l'incorporation du bataillon des chasseurs volontaires du lieutenant-colonel Grégoire, du corps franc du msgor Aulard et du premier bataillon des tirailleurs de l'Escaut, du major Duquesne.
Le 30 mars 1831, trois nouveaux régiments d'infanterie, dont un de ligne et deux régiments de chasseurs à pied, furent créés. Ces nouveaux corps prirent les n*" 2 et 3 de chasseurs et 12 d'infanterie de ligne.
Le 2*^ chasseurs fut composé des corps francs qui se trouvaient sous les ordres du général Niellon , c'est-à-dire le premier corps fi-anc organisé à Bruxelles et différentes compagnies de volontaires ; le premier bataillon de tirailleurs réguliers liégeois (Charles Rogier) et le deuxième bataillon luxembourgeois (Claisse).
Le 3* régiment de chasseurs fut composé des corps francs et des volontaires de la Meuse, ou volontaires de Mellinet, c'est-à-dire le bataillon bruxellois du major Schavaye, le bataillon des inséparables du commandant Black, le bataillon limbourgeois du major Paumier; le bataillon liégeois du commandant Maulesini-Sautel ; les tirailleurs de la Meuse du major Lecharlier et le deuxième bataillon des tirailleurs de TEscaut du commandant Walkiei*s.
Enfin le régiment de ligne qui prit le n** 12, fut fortaé de la deuxième brigade de volontaires du colonel Delescaille, cest-à-dire deux bataillons de la légion belge parisienne commandés par les majors Duchesne et Walet; les premier, deuxième, quatrième et sixième bataillons de corps francs des commandants Duvivier, GiU lain. Boulanger et Lenaers; enfin la première compagnie franche de Liège, commandée par le major Debosse.
Le régiment de greimdiers fut formé le 21 mai 1837 par la réunion des compagnies de grenadiers et de voltigeurs des quatrièiliéâ bataillons des douze régiments d'in&nterie de ligne. 11 était composé alors de deux bataillons de grenadiers et de deux bataillons de vOlligeurâ et portait le nom de régiment des grenadiei's et voltigeurs réunis; le 5 décembre 1838, il prit le nom de régiment d'élilè; le 5 mars 1850, il devint régiment de grenadiers; son quati^ième bataillon (voltigeurs) fut versé dans le régiment des carabiniers.
l'ni; réorganisation récente et qui est en voie d'exécution a décrété
\'M RELGIOrE POLITIOnE ET SOCIALE.
la oivnlion do trois nouveaux régimonis (Vinfantoric : un régiment de chasseurs a pied et deux régiments d'infanterie de ligne, qui ont pris les n''"' 13 et 14.
Cavalerie, — La création des l'*' et ^ régiments de chasseurs à cheval, des 1'' et 2** l'égiments de lanciers remonte à 1830. Les chasseurs eurent pour noyau quelques hommes des &" et 8** hussards hollandais. Le 1" régiment de lanciers eut pour noyau les restes du 10*" régiment de lanciers et des 4*' et 5*" régiments de dragons.
Un cinquième régiment de cavalerie avait été formé en 1830 sous le nom de l"*^ régiment de cuirassiers. En 1836, ce régiment, qui était de huit escadrons, fut dédoublé. Les deux régiments de cuirassiers qui résultèrent de cette mesure furent transformés plus tard en deux régiments de lanciers qui portent aujourd'hui les n** 3 et 4.
Un régiment des guides fut formé en 1833. Son origine remonte cependant à 1830. A cette époque, on avait créé une compagnie franche de cavalerie par la réunion de quelques sous-officiers et soldats des cuirassiers et des dragons légers congédiés de 1 armée des Pays-Bas. En 1831, cette compagnie prit le nom de guides de la Meuse; en 1832, le corps fut porté h deux escadrons, puis à trois; enfin un quatrième escadron ayant été créé en 1833, le corps prit et conserva le nom de régiment des guides. En 1839, il fut porté à six escadrons.
La réorganisation de l'armée qui vient detre décrétée crée un second régiment des guides, dans la composition duquel entreront les deux escadrons de l'école de cavalerie et un escadron du régiment des guides actuel.
Artillerie. — Le gouvernement provisoire décréta, au mois d'octobre 1830, la formation de deux régiments d'artillerie de campagne et de place. Comme il ne restait que peu de troupes et surtout peu d'officiers d'artillerie de l'armée des Pays-Bas, l'organisation d'une artillerie nouvelle ne put se faire que lentement. En 1836, Tartillerie de campagne et l'artillerie de siège furent réparties en trois régiments; en 1842, le nombre des régiments fut porté à quatre; l'organisation de 1868 donna à l'artillerie six régiments : trois d'artillerie de campagne et trois d'artillerie de siège.
La réorganisation qui vient d'être décrétée a encore augmenté d'un le nombre des régiments d'artillerie de campagne.
Génie. — Un corps ae sapeurs-mineurs fut organisé h Liège en octobre 1830. L'année suivante, ce corps fut transformé en un bataillon de six compagnies. En 1837, deux nouvelles compagnies
HISTOIRE MILITAIRE ET ÉTAT MILITAIRE. (i,S9
turent créées. Enfin, en 1842, le roi décréta la réunion des sapeursmineurs et du corps du génie; on eut alors un régiment du génie de dix compagnies qui, en 1847, furent réparties en deux bataillons de cinq compagnies chacun. L'organisation de 1868 augmenta le corps du génie de trois compagnies spéciales : une de télégraphistes, une de pontonniers et une d'ouvriers. La nouvelle organisation porte le nombre des bataillons à trois et celui des compagnies spéciales à cinq.
Organisations successives de l'armée. — Plusieui'S organisations se sont succédé depuis quarante ans. Les modifications qu'elles ont subies ont été motivées et justifiées par les circonstances.
L'organisation militaire d'un pays, pas plus que les autres institutions, ne peut ni ne doit rester immuable et stationnaire ; elle est nécessairement subordonnée à la situation politique; elle doit chaque jour se modifier, car elle dépend d'une foule de circonstances particulières essentiellement variables. En outre, les inventions nouvelles, les perfectionnements de la science militaire conduisent naturellement à des modifications dans l'organisation.
Si l'on jette un coup d'oeil rétrospectif sur les circonstances qui, depuis l'émancipation politique de la Belgique, ont présidé à l'organisation militaire, on constate, en effet, que des modifications profondes dans notre système militaire se sont imposées invinciblement par suite des changements considérables qu'a subis l'état politique des nations voisines.
Durant les premières années qui ont suivi les événements de 1830, la Belgique, dont Tindépendance venait d'être récemment reconnue par toutes les grandes puissances de l'Europe, dont la neutralité dans les conflits européens n'était mise en question par personne et avait pour garantie non-seulement l'intérêt et la sympathie de l'Angleterre, mais encore celle de la famille royale de France alliée étroitement à notre dynastie par des liens de parenté, la Belgique n'eut qu'une seule préoccupation militaire, celle de posséder une armée qui pût soutenir avantageusement une lutte éventuelle avec la Hollande. Il est tellement vrai que durant cette période ce fut notre différend avec la Hollande qui motiva l'organisation de l'armée, que le gouvernement tira de cette situation un argument pour obtenir une réduction de la dette. 11 fit valoir, lors de la liquidation, que la position hostile de la Hollande à l'égard de la Belgique avait obligé cette dernière à des dépenses militaires extraordinaires.
tm bei,gioi:e politique et sociale.
d(''pcnses qui, si elles avaient pu éti^ réduites h ce qui était nécessaire pour le maintien de l'ordre à Fintérieur, seraient descendues h 25,000,000 de francs. Telle est l'origine de ce fameux budget de 25 millions dont il a été parlé si souvent depuis cette époque.
Après la clôture du dittérend hollando-belge, lorsqu'une paix longtemps attendue fut venue rétablir la bonne harmonie entre les deux fractions désormais séparées de l'ancien royaume des Pajs- Bas, la Belgique n'eut plus à s'occuper que de se mettre en mesure de remplir dignement les devoirs que lui imposait la clause de neutralité perpétuelle insente par les grandes puissances dans lacté qui avait admis au nombre des pays indépendants le nouveau royaume sorti des barricades de 1830. La nation, les pouvoirs publics comprirent que la neutralité, pour être sérieuse, efficace et utile au pays, devait être armée. L'organisation militaire dut, par conséquent, répondre h ce but. Après de longs débats, la législature adopta la loi organique de 1845 qui fixa l'effectif général de Tannée à 80,000 hommes.
Telle fut la situation de la Belgique jusqu'aux événements de 1848 (jui renversèrent le trône du roi Louis-Philippe. Jamais jusqu'alors le pays n'avait eu rien à redouter pour son existence. Son indépendance comme nation ne paraissait plus pouvoir être mise en question. Il est vrai que de récentes révélations nous ont appris que, sans nous en douter, notre nationalité avait couru quelque danger; quoi qu'il en fût, dès que la république remplaça le gouvernement constitutionnel de Louis-Philippe, la sécurité dont le pays avait joui précédemment se trouva ébranlée; à tort ou à raison, Tinstinct national crut découvrir une menace permanente contre l'intégrité de nos frontières, d'abord dans l'avènement du régime républicain sous lequel eut lieu la tentative ridicule de Risquons-tout, et plus tard dans l'édification d'un nouvel empire napoléonien. Ce fut sous Timpression de cette situation que fut proposée et adoptée la loi organique de 4853, qui porta l'efTectif général de l'armée h 400,000 hommes.
Voilà donc pour la Belgique trois périodes distinctes à l'égard des nécessités de son organisation militaire : de 1830 h 4839, elle n'a eu en vue que sa défense contre une agression éventuelle de la Hollande; de 1839 à 4848, son système militaire n'a h prévoir que les atteintes qui pourraient être portées à sa neutralité ; depuis 4ft48 enfin, la prévision d'une lutte & soutenir pour sauvegarder l'indépendance nationale, pour assul'ei* l'éxistenCe inéme du pays, est
HISTOIRE MILITAIPiR KT ÉTAT MILITAIRE. I>91
venue compliquer la question de l'organisation de la défense.
Qu'on relise avec attention toutes les discussions auxquelles donna lieu en Belgique depuis quarante ans la question militaire, on constatera que jusqu'en 1839 on ne se préoccupa que de la situation du pays à l'égard de la Hollande ; que, jusqu'en 1848, le devoir de défendre la neutralité du pays fut l'argument capital en faveur de l'existence d'une forte armée permanente ; qu'après cette date, et alors seulement, on dut préwir l'éventualité d'une menace d'invasion et d'annexion.
Cela est tellement vrai, que c'est de 1848 seulement que date le premier pi*ojet d'établir sous Anvers un refuge pour l'armée et le gouvernement. C'est également h cette époque que l'on vit se produire dans la population ce goût pour les exercices militaires qui i-eçut son développement dans l'établissement des tirs nationaux, institution précieuse destinée à entretenir parmi les populations l'habitude des amusements virils, institution dont une politique habile et prévoyante saurait obtenir d'inépuisables ressources pour la défense nationale.
A chacune des phases différentes de la situation de la Belgique à l'égard de l'étranger, devait correspondre nécessairement une différence essentielle dans la constitution de la force publique; c'est ce qui explique et justifie les transformations dont les lois organiques de 1845 et de 1853 ont été l'expression; c'est ce qui explique et justifie l'établissement du grand reftige d'Anvers.
D'autres causes que les circonstances politiques que nous venons d'analyser commandent aussi, avons-nous dit, des transformations dans la constitution militaire d'un pays : les progrès de l'art de la guerre, quand ils sont révélés par de grands événements et qu'ils ont reçu une consécration indéniable par des succès éclatants, doivent nécessairement exercer de l'influence sur l'organisation militaire d'une nation. Les résultats étonnants que les aritiées de la Prusse ortt obtenus en 1866 et qui ont foit passer à celte puissance une prééminence que l'Autriche possédait depuis des siècles entre les États allemands, ces résultats, quand ils ont été analysés, quand on a pu en reconnaître et en appi*écier les causes, ont aémontré que désormais jes armées doivent être constituées sur d'autres bases que dans les temps antérieurs. L'établissement des chemins de fer, la télégraphie électrique, en fournissant des moyens d'action et d'information d'une rapidité presque instantanée, ont imprimé aux opérations militaires une telle célérité qu'on ne peut plus, comme
liili BEr.GlQl E POLITIQUE ET SOCIALE.
aiilrofois, njoiirner certains préparatifs dont procodommoiil lorganisation ne tenait guère compte en temps de paix. Tout, jusqu'aux plus minutieux détails, doit désormais être constamment organisé. C'est en vue de réaliser, au moins dans uue certaine mesui'e, les progrès que les événements de 1866 avaient révélés, que lorganisation de 1853 fut modifiée en 1868.
En 1870, à Toccasion du conflit entre la France et TAllemagne, la Belgique a été amenée à mobiliser son armée, et Ton a pu consta* ter h révidence que plusieurs services laissaient à désirer, que les effectifs étaient insuffisants et qu une réser\'e nationale était indispensable. Les chambres ont généreusement accordé tout ce qui leur a été demandé pour compléter tous les services, mais rien n'a été fait pour combler Tinsuffisance notoire des effectifs, ni pour créer une réserve. Toutes les armes sont donc en dessous de leurs elfectifs normaux et Ton éprouverait certes de grands mécomptes si les circonstances exigeaient la mise de l'armée sur le pied de guerre.
Système militaire de la Belgique. — L'armée a aujourd'hui pour mission de défendre la neutralité que les grandes puissances ont imposée h la Belgique comme condition de son indépendance; elle doit en outre défendre le pays et l'intégrité du territoire national contre toute agression du dehors.
Le système de défense adopté par les pouvoirs souverains et qui, en 1868, a servi de base à l'organisation de l'armée, consiste à opposer une résistance -aussi énergique, aussi longue que possible à tout ennemi extérieur qui chercherait à envahir le pays; puis, dans le cas où la résistance en rase campagne serait rendue impossible par la supériorité numérique de l'envahisseur, h concentrer Tarmée derrière les Nèthes et finalement dans le camp retranché d'Anvers, où elle attendra les moments favorables à des retours offensifs.
C'est pour assurer l'exécution de ce système de défense que l'organisation de 1868 a été faite en vue d'un effectif d*armée de 100,000 hommes, indépendamment d'une réserve nationale de 30,000 hommes. C'est pour faciliter les retours offensifs, c'est pour permettre à l'armée d'opérer, au besoin, sur les deux rives de l'Escaut, que l'on a décidé, en principe, la construction d'une tête de pont respectable soit à Termonde, soit à Rupelmonde.
Les changements que les événements de 1870 ont apportés dans les limites des grands États voisins de la Belgique nécessiteront probablement quelques modifications dans le plan général de défense
HISTOIRE MILITAIRE ET ÉTAT MiLiTAIRE. 693
du pays, car il n'y a pas de doute que les bassins de la Meuse et de la Moselle n'aient acquis récemment une grande importance stratégique. Du reste, la destruction de la citadelle d'Anvers, qui semble résolue, indique nécessairement que dans la pensée du gouvernement le système de défense dont Anvers était la base a perdu une partie de son opportunité.
1. Composition et organisation générale de l'armée. L'armée est composée des armes et des corps énumérés ci-après :
ElaU-majors. L*état-major général, le corps d*état-major, rélat-msgor des provinces et des places, Tintendance, le service de santé.
Infanterie. Un régiment de carabiniers composé de 4 bataillons actifs et de 2 bataillons non actifs, les uns et les autres à 4 compagnies et d*un dépôt :
,. , , . . . ,• ' / composés de 3 bataillons actifs, d*un bataillon
Quatorze régiments de ligne, ^ ^ .. ^ , . .♦ i^ ^.
^ ' . - ^ i X. \ non actif, tous à 4 compagnies et d un dépôt.
Trois régiments de chasseurs, j ^ ^ '^ •
Deux compagnies sédentaires de sous-officiers et de fusiliers ; un corps de discipline et de correction formé de 6 compagnies; une école d*enfants de troupe.
Enfin un cadre d*officiers à la suite des régiments.
Cavalerie : Deux régiments de chasseurs, \
Quatre — de lanciers, > chacun de 5 escadrons. Deux — de guides, )
Artillerie. Un état-major particulier; 4 régiments de campagne, les l*'*' et 3« chacun de 8 batteries montées et i batteries de réserve ; les 2" et 4« chacun de 1 batteries à cheval, 7 batteries montées et une de réserve ; — 3 régiments d*artil- Icrie de siège formés chacun de 46 batteries, une batterie de réserve et une de dépôt ; — quatre compagnies spéciales : i de pontonniers, i d'ouvriers, 1 d'armuriers et i d'artificiers; un bataillon du train de 7 compagnies : 3 pour les équipages des pontonniers et du génie, 3 pour les équipages de l'administration, 1 de dépôt.
Génie. Un état-major particulier; un régiment de 3 bataillons à 4 compagnies et un dépôt; cinq compagnies spéciales : 2 de télégraphistes, i de pontonniers, 1 de chemins de fer, 1 d'ouvriers.
Gendarmerie. Un corps composé d'un état-major et de 3 divisions de 3 compagnies chacune.
Troupes d'administration. Un bataillon de huit compagnies pour le service des hôpitaux, des boulangeries, des boucheries et de la régie des fourrages.
Organisation territoriale. Le territoire du royaume est partagé en trois grands commandements militaires et en neuf commandements provinciaux comprenant un nombre variable de commandants de place.
La i***^ division territoriale comprend les provinces d'Anvers et les deux Flandres ; le quartier général est à Anvers. La 2* division comprend les provinces de Brabant, de Hainaut et de Limbourg; le quartier général est à Bruxelles. La 3« division comprend les jirovinces de Liège, de Namurct de Luxembourg; le quartier générai est à Liège.
lîELGiULE POLITIUIE ET SOCIALE.
Les c()ininaii(lcmeiiU> des divisions territoriales sont exerces (><ir des lirulcuaiib généraux. Les provinces forment des commandements territoriaux de deuxième ordre qui sont confiés h des généraux-majors ou à des colonels appelas commandants de province. Les commandants de province relèvent immédiatement des lieutenants généraux commandant les divisions territoriales. Leur quartier gvHitfral est au chef-lieu de la province.
Les places de guerre et les villes de garnison forment les commandements territoriaux de troisième ordre. 11 y en a de trois classes, selon Timportance des commandements. Les commandants de place relèvent directement des commandants de province.
Les commandants des divisions territoriales, des provinces et des places représentent VaiUoriU militaire.
Le tableau suivant indique la répartition actuelle des commandants de plaee dans les provinces :
DIVISIONS TRIRITORIALBS
PHOVINCRS.
VILLES OÙ SB TROUVE l'R COMMAÏTIlAlfT DB PLACK.
Ir*" division
â« diviiion
^ (liTision
Anvers *
Flandre occideRiale .
Flandre orientale . .
Brabant
Haiaaut
Liint>ourg . . . .
Liège
Luxeinl)ourg . . .
Namnr
Anvers, Saint-Bernard, MaJi
Bruges, Ostende, Ypres.
Gand, Tcruionde.
Bruxelles, Louvain, Dieat.
MoDS, Tournai.
Hasselt, Camp de Beverloo
Liège.
Arlon.
Namur.
Garnisons. Les garnisons, leur effectif et leur composition sont essentiellement variables ; il serait donc inutile d*en donner le tableau.
Les garnisons d*infanterie sont : Anvers, Termonde, Ypres, Bruges, Ostende, Gand, Namur, Liège, Louvain, Arlon, Hasselt, Bevcrloo, Diest, Tournai, Bruxelles' et Mons.
Celles de la cavalerie sont : Bruges, Gand, Audenarde, Bruxelles, Liège, Yprc8« Namur, Louvain, Mons, Cbarleroi, Tournai et camp de Beverloo.
Celles de l'artillerie : Malines, Anvers, les forts de TEscaut, Bruxelles, Termonde, Brasschaet, Liège, Gand, Diest, Namur, Louvain, Tirlemont et Sainl-Trond.
Celles du train : Anvers, Gand, Bruxelles, Liège et le camp de Beverloo.
Enfin, le régiment du génie se trouve à Anvers.
Oiganisation de Varmée active. Les forces composant Farmée active sont réparties de la manière suivante : l'infanterie en 4 divisions, les trois premières de 2 brigades, la quatrième de 3 brigades ; la cava-
HISTOIRE MILITAIHK fcT ÉTAT MILITAlKE.
lerie en 2 divisions de 2 brigades ; rartillerie en 3 brigades sous l'autorité directe de rinspecteur général de l'arme.
Le tableau suivant indique la composition des divisions et das brigades ainsi que l'emplacement des quartiers généi^aux :