‹ Patrie, opéra en cinq actes et six tableauxChapitre 15 sur 76 · ACTE PREMIER. Il · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. Il

MIGUEL, montrant le fond à droite.

Ici!

NOIRCARMESj regardant autour de lui et appelant d'une voix forte.

Bien! Mais, voyons! Karloo Van der Noot?

KARL 0 0, paraissant entre les soldats.

Me voici !

RYSOOR, frappé, à part.

Lui!

LA TRÉMOÏLLB, bas.

Vous le connaissez?

RYSOOR, avec angoisse, bas.

Un ami, presque un frère.

Ah ! que lui veulent-ils?

NOIRCARMES, à Vargas, montrant Karloo.

Est-ce bien celui-ci ?

VARGAS

C'est bien lui !

DELRIO, appuyant.

Très suspect !

NOIRCARMES, à Karloo.

Vous êtes capitaine Delà garde bourgeoise.

(Karloo s'incline. — D'un ton bref.)

Avant l'aube prochaîne

Désarmez vos soldats; car si, le jour levé, Vos armes ne sont pas à la maison de ville. Toutes... je vous fais pendre.

(Karloo s'incline encore et va pour se retirer; un geste impératif de Noircarmes le retient.)

Attendez là !

RYSOOR, à La TrémoïUe.

Il est sauvé!

Sauvé !

LA TRÉMOÏLLE

Du moins pour ce soir.

RYSOOR, avec espoir.

Ah! peut-être Pour toujours, si le ciel clément veut le permettre.

NOIRCARMES.

Le sonneur, maintenant !

VARGAS

Maître Jonas !

LES SOLDATS, avec des cris et des rires, poussant Jonas qu'ils entourent.

Jonas !

Holà, Jonas !

Ne tremble pas !

Ton vieux patron dans la baleine, A bien souffert une autre gêne.

Ne gémis pas ! ne tremble pas !

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