ACTE PREMIER
KARLOO, de même.
Non ! car mon devoir est là !
RYSOORj impérieusement.
KARL 0 0, avec douleur.
Faut-il que je t'abandonne?
RYSOOR.
Au nom de la patrie, ami, je te l'ordonne! Ta vie est nécessaire à notre cause, va!
(Rs se serrent la main à la dérobe'e. Karloo s'éloigne lentement, comme à regret.)
NOIRGARMES, répondant à Vargas.
Pour le marquis, c'est bien !
(Tous trois se sont assis de nouveau.)
L'autre !
(Tout en prenant des papiers des mains de ses acolytes et les consultant, il regarde Rysoor. Tout à coup, relevant la tête et interpellant brusquement le comte.)
C'est vous qu'onnomme Le comte de Rysoor?
RYSOOR, s'avançant.
Oui.
DELRIO, à Noircarmcs, à voix haute.
L'un des quarteniers Du temps de la régente.
NOIRCARMES.
On VOUS signale, comme Ayant quitté, ces quatre jours derniers, Bruxelles, pour aller vers le prince d'Orange.
RYSOOR, railleur.
En vérité, monsieur, la nouvelle est étrange! Qui vous l'a dit?
NOIRCARMES.
Prouvez que vous étiez chez vous Après le couvre-feu, pendant la nuit dernière.
RYSOOR, audacieusemeRt.
Puisque vous accusez, prouvez-moi le contraire !
NOIRCARMES, le regardant.
Attendez! Vous logez un officier à nous, Rincon !
RYSOOR.
Oui.
NOIRCARMES, aux soldats.
Qu'on appelle ici le capitaine !
RYSOOR,. allant vers La Trémoïlle, bas et vite.
Je suis mort !
LA TRÉMOÏLLE, frappé.
Quoi donc?
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