‹ Patrie, opéra en cinq actes et six tableauxChapitre 38 sur 76 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Et j'aime à vous dire en face La haine que j'ai pour vous !

RYSOOR.

Tu me hais, toi! Grand Dieu! quand ma tendresse...

DOLORÈS

Eh ! vous n'avez jamais aimé qu'une maîtresse : Votre Patrie!... Elle est votre seule vertu.

Jamais votre cœur n'a battu!

Ma patrie, à moi, c'est l'amour. Et que m'importe La liberté perdue et votre Flandre morte!

RYSOOR, impétueusement.

Taisez-vous! malheureuse!

DOLORÈS

Non!

Tu veux la vérité; la voilà. — Frappe donc!

RYSOOR, après un mouvement.

Frapper! non! pas vous, lui!

DOLOPiÈS, avec audace, le bravant.

Tu ne sais pas son nom!

RYSOOR, reprenant son épée et son manteau qu'il a posés en entrant.

Garde ton secret ~ A sa main blessée

Je reconnaîtrai bien ton amant, tu m'entends !

DOLORÈS, dans une sorte de stupeur.

Sa main... Il va savoir... ô terrible pensée!...

RYSOOR, au moment de sortir .

Je le tuerai!

DOLORÈS, à part, avec défi.

S'il t'en reste le temps!

(Elle s'enveloppe rapidement de sa cape et sort à la suite de Rysoor, pendanl que le chant des masques se fait de nouveau entendre da«s la rue — Rideau de manœuvre.)

Deuxième Tableau.

Fête au palais du duc. — Grande salle superbement ornée.

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