‹ Patrie, opéra en cinq actes et six tableauxChapitre 52 sur 76 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ALBEj brutalement, l'écartant du geste.

Non!

NOIRCARMES.

C'est grave!

ALBE

Ma fille souffre et rien n'est grave ici, non, rien, Hormis cela ! Sortez !

NOIRCARMES.

Une femme... elle brave La mort pour vous parler.

ALBE

Non!

NOIRCARMES, humblement.

Monseigneur ..

ALBE

Eh bien, Demain !

NOIRCARMES.

Il faut...

ALBE, furieux.

Demain, vousdis-je !

(Il va s'éloigner.)

DOLORÈS, soudainement apparue. Vargas et Delrio viennent derrière elle et demeurent au fond.

Demain ! Êtes-vous sûr de voir encor demain,

Monseigneur?

(Elle s'avance.)

Frappé de vertige Vous allez à la mort. Je barre le chemin; Écoutez-moi.

ALCE.

Prenez garde, madame, Si vous venez ici m'arrêter follement Il y va de la vie !

DOLORÈS

Et moi, j'en fais serment, Vous êtes mort si vous hésitez un moment, C'est vrai ! sur le salut éternel de mon âme !

A LBE, frappé.

Eh bien, dites !

(Noircarmes demeure en scène avec Vargas et Delrio.) DOLORÈS.

Il est un homme que je hais, Il en est un autre que j'aime Plus que la vie et [dus que l'honneur même. Celui que je hais veut le tuer. Ah ! je sais Quel mépris vous allez concevoir à m'entendre,

Qne m'importe! Écoutez!

Il faut sauver celui que j'aime, me le rendre! Je compterai plus tard avec Dieu.

A LBE, avec un accent terrible d'impatience.

Vous tentez Dieu même en cet instant, madame !

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