ACTE QUATRIÈME
RYSOOR.
Pour le combat, mais non pour le complot. Ma loi Est souveraine ici.
ALBE
Bien.
(Ai)rès un temps. Ironiquement.)
Je veux faire fête A Guillaume d'Orange. Et pardieu, je m'apprête A le bien recevoir dans mon palais ducal.
(Lentement, cruellement, les rcgîudant.)
On achève le monstre en écrasant sa tête !
(Aux siens, mais hautement.)
Celle qui m'a tout dit m'a parlé d'un signal !
(Sur ce mot, mouvement des conjurés.) RYSOOR, à Karloo.
Une femme !
ALBE
Eh bien, donc, ce sigual, qu'on le donne !
RYSOOR.
Ah ! grâce à Dieu, bourreau, lu ne le connais pas !
ALBE, à Jonas.
Mais tu le connais, toi, sonneur Jonas!
(Trouble des conjurés/
JONAS, tremblant.
Oui... monseigneur !
ALBE
Allons, va! Sonne!
KARLOO.
Ah ! Jonas, ne lais pas cela !
J 0 N A S, épouvante.
Seigneur, ils me tueront!... Ce n'est pas pour ma vio!... Mais ma femme, les miens !...
RYSOOR.
Tout un peuple ! Voilà A quoi tu dois songer, ami, je t'en supplie ! Ne faiblis pas, ne cède pas !
JONAS
Mon Dieu ! mon Dieu !...
ALBE
Finirons-nous !
TOUS LES CONJURÉS, suppliant Jonns, qu'on eniraîno.
Jonas!
Pour le salut de tous, pitié ! ne sonne pas !
ALBE
Allez ! Et s'il bronche qu'il meure !
(On entraîne Jonas dans l'escalier qui mène aux cloches. Les conjurés demeurent de'sospérés.)