‹ Patrie, opéra en cinq actes et six tableauxChapitre 67 sur 76 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

RYSOOR.

Pour le combat, mais non pour le complot. Ma loi Est souveraine ici.

ALBE

Bien.

(Ai)rès un temps. Ironiquement.)

Je veux faire fête A Guillaume d'Orange. Et pardieu, je m'apprête A le bien recevoir dans mon palais ducal.

(Lentement, cruellement, les rcgîudant.)

On achève le monstre en écrasant sa tête !

(Aux siens, mais hautement.)

Celle qui m'a tout dit m'a parlé d'un signal !

(Sur ce mot, mouvement des conjurés.) RYSOOR, à Karloo.

Une femme !

ALBE

Eh bien, donc, ce sigual, qu'on le donne !

RYSOOR.

Ah ! grâce à Dieu, bourreau, lu ne le connais pas !

ALBE, à Jonas.

Mais tu le connais, toi, sonneur Jonas!

(Trouble des conjurés/

JONAS, tremblant.

Oui... monseigneur !

ALBE

Allons, va! Sonne!

KARLOO.

Ah ! Jonas, ne lais pas cela !

J 0 N A S, épouvante.

Seigneur, ils me tueront!... Ce n'est pas pour ma vio!... Mais ma femme, les miens !...

RYSOOR.

Tout un peuple ! Voilà A quoi tu dois songer, ami, je t'en supplie ! Ne faiblis pas, ne cède pas !

JONAS

Mon Dieu ! mon Dieu !...

ALBE

Finirons-nous !

TOUS LES CONJURÉS, suppliant Jonns, qu'on eniraîno.

Jonas!

Pour le salut de tous, pitié ! ne sonne pas !

ALBE

Allez ! Et s'il bronche qu'il meure !

(On entraîne Jonas dans l'escalier qui mène aux cloches. Les conjurés demeurent de'sospérés.)

Page 1