RINCON, MIGUEL ET LES OFFICIERS
Eli! parlagezdonc, ne vous battez pas !
La dispute s'apaise. Tout le monde se trouve placé devant le feu. Ou so partage les vivres ; on emplit de nouveau les verres.)
ENSEMBLE
Versez encor, versez, mes belles, La bière brune et le vin clair !
Votre regard plein d'étincelles Nous met au cœur un feu d'enfer.
Versez, mes belles!
Buvons, aimons, pillons !
Brûlons !
(Rumeurs au dehors.) RINCON, aux soldats.
Taisez-vous! Qu'est-ce donc?
(A Miguel.)
Voyez !
MIGUEL, négligemment.
Oh! capitaine !
Des prisonniers, sans doute !
RINCON
Oui, la ville en est pleine.
Sans cesse il en arrive. Allons! qu'on les amène. Le prévôt les viendra juger dans un instant !
(Mouvement parmi les officiers, ftîiguel donne un ordre, Rincoïi continue, tout en bouclant son cpée, qu'un soldat vient de lui apporter.)
Moi, je vais à l'Hôtel de Ville, où Ton m'attend.
(Rincotï s'éloigne. La Tréiiioïlle et Rysoor sont introduits par le fond à droite entre deux liaies de soldats. Les soldats se taisent et observent. Rysoor vient en scène silencieusement. On le fait placera l'écart. La Trénioïlle, l'air hautain et railleur, s'avance à petits pas, s'arrêtant parfois pour reg'arder autour de lui.)