‹ Patrie, opéra en cinq actes, six tableaux, poèmeChapitre 12 sur 74 · LA TR EU OÏL LE · texte numérisé non relu

LA TR EU OÏL LE

C'est horrible 1

RYSOOR.

Ce monstre inflexible en sa rage, Ce duc d'Albe, qui n'a d'humain que le visage, Il est père, pourtant. Dieu se retrouve là ! Auprès de ce démon, il mit une innocente : Sa iille.

LA TRÉMOÎLLE.

Je l'ai vue au Louvre ; elle est charmante.

RYSOOR.

Conscient des horreurs qu'il ordonne, voilà Que, pressentant ce jour fatal où Dieu se venge, Il tremble de le voir se venger sur cet ange. Il la tient au couvent avec un soin jaloux, Lui dérobant les maux qu'il fait peser sur nous.

(Ici, des tambours lointains interrompent Ryeoor. Il s'arrête, fait un pis vers le fond, reg;arde et revient.)

Nos juges !

(Ht reprennent leurs places et demeurent impassibles pendant l'entrée 4» tribunal.)

U PAT RI Kl

.JGËNE III

RYSOOR, LA TRÉMOÏLLE, NOIRCARMES, VARGAS, DELRIO, OFFICIERS, Soldàïs, pou KARLOO, puis JONAS.

Tambours battant aux champs. Une escorte dé soldats paratt, précédant Noircarmes, Vargas et Delrio, suivis de deux huissiers du tribunal, et d'autres sdldats, l'armé au poing. Tôuâ Céux qui sont en scène font cercle autour du grand prévôt et.de ses acolytes^ qui vont s'installer auprès da feu.

NOIRCÂKMES.

Âh 1 quel froid mortel 1 De la lumière I

DËLÏtîOy brutalement, aux soldats.

Du bois !

LES SOLDATS} tTeo empraesemeot à plusieurs reprises.

Des torches !

(De proche en proche les soldats répèteat leurs cris : c Du bois I des torches I» — On ravive les feux. Les torches deviennent plus nombreuses autour da tribunal. Grande lumière sur le groupe principal.)

NOIRCARMES.

Bien!

(U trlhiMa •InstaUtt. -^ A Miguel.)

Yos prliouaiers ?

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