ACTE DEUXIÈME
âÂFAËLE, souriant.
En prose, cela dit qu'on sonne une pavane Et qu'il vous aurait plu d'être mon cavalier...
(La TrémoïUe s*incline.)
Eh bien, non ! — il convient, je ne puis Foublier, ^ C'est d'ailleurs l'ordre de mon père, — Que je fasse aux Flamands les honneurs de ce bal. Plusieurs ont peur de nous et noiis CôiïnâiSsent mal;
Éloignèz-vous. Laissez-moi faire.
Je veux les conquérir !
(À Tofficier d'honneur.)
Je donnerai la main Au bourgmestre, ou du moins au premier ëchevîn»
LA TRÉMOÏLLE, s'inclinant de nouveau.
Je the résigne !
(Des cavaliers offrent la main aux dames de la suite de Dona Rafaëîe. Elle se trouve r>jnsi un péti isolée au miliéo des Flainaiidâ^ L'élficier d'honneur ▼a vers le bourgmestre.)
l'officier d'honneur, céi'éitlotiietisettiéiii.
Au nom de dona Rafaële !...
(Le Flamand s'incline et s'excuse d'un geste. L'officier va au premier éche- - vin. Même jeu qui se répète plusieurs fois et s'accentue dans le groupe des Flamauds.)
RAFAËLE, très émue.
Ces refus !... Ce dédain !... Que leur ai-je donc fait ?
LES ESPAGNOLS) en présence de l'attitude des Flamands.
Insolents !
(ils mettent la main à la g«rde de leur épée, prêts à s'élancer sur les Flamands.)
LES FLAMANDS, même geste»
Ah ! bourreaux !
m PATRIE!
KÀRLOO, slnUrpotast.
Arrêtez!
(Aux PUmandt.)
Quoi ! c'est elle.
Elle que l'on méconnaît !
(A Rafail».)
Pardonnez-leur, madame.
Us ignorent encor votre âme, Ils ne vous ont pas vue, ange charmant et doux, Arracher à la mort leurs amis. Je vous jure Qu'ils déplorent leur faute et qu'ils vont, devant vous, Implorer avec moi leur pardon à genoux I
(Il fléchit le genou ; tous let Flamands se découvrent, saluant Rafaële^
RAPAËLE, à part» après un regard de reconnaissaaee à Kirlœ, qui se relève*
Ah I mon père, ainsi donc l'injure Était pour toi ! Hélas! comme on nous hait!
(A La Trémeïlle, presque dëfaiHinte.)
De grâce, emmenez-moi!
les Espagnols sont restés hautains, la main sur la garde de leur épée. Les FlamanÂi se sont redressés de même. Rafaële remonte, saluée par les deux groupes, tandis que les danses continuent. Quand elle est à distance. Flamands et Espagnols reprennent une attitude ofientife. •— Karleo t'iB» terpose, -«• Tableau.)