‹ Patrie, opéra en cinq actes, six tableaux, poèmeChapitre 44 sur 74 · SCÈNE II ALBE, RÂFAËLË, Femmes de RArAËLE · texte numérisé non relu

SCÈNE II ALBE, RÂFAËLË, Femmes de RArAËLE

ALBEy la prenant dans ses bras ayee sollicitude. — Modification soudaine de la physionomie du personnage.

Rafaële!...

Quoi! déjà de retour? Qu'as-tu?... Cette pâleur!...

RAFAËLE, s'efforçant de sourire.

Ce n'est rien! c'est fini! — L'émotion,.. la peur...

ALBE, interrogeant d'un regard terrible les femmes de Raphaële.

La peur?... Ah! vous! Parlez! Qu'a-t-elle?

RAFAËLE.

Au bah., tous ces Flamands se détournant de moi!...

(Pendant ce temps sortent les femmes.) ALBE.

Un tel outrage! A toi?

Ah! lâches!... misérables..

RAFAËLE.

Tant de haine!... Pourquoi?...

Abl de quel crime enfin sommes-nous donc coupables?... Et quel avenir nous attend !

ALBEy ayec Une sorte dorage.

T'insulter, toi, toi, mon enfant!...

Tout leur saag me pàira cette mortelle injure <

Il PATRII!

R À F A Ë L E y comni« brlil» t

Mon père! je vous en conjure, Pitié pour eux! Toujours ces aveugles fureurs! Hélas! toujours la violence!

Ah! c'est de cela que je meurs.

(Elle tombe d«nf un fautMil.) ALBE, doucement.

Eh bien, non! calme-toi !...

(S'agenouillant pour lui parler.)

Non, rien ! plus de vengeance !

0 douce enfant, mon amour, mon orgueil! Commande, sois heureuse et souris à la vie!

Épargne-moi, je t'en supplie.

Ce cri de désespoir qui met mon cœur en deuil!

((Noirormea paraît diacrètement. Le duc ae IIyo.)

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