SCÈNE IV
Les Mêmes, Soldats espagnols NOIRCÂRMES.
A ce moment même, une troupe d'Espagnols, conduite par Noircarmei, paraît dans la salle haute, tambours batiant, clairons sonnant la charge. Les conjurés, au nombre d'une dizaine, redescendent l'escalier et courent à la voûte du fond, d'où Gornëlis est repoussé avec ses hommes tandis que B&kkerzeel et les siens défendent l'escalier de droite. Tumulte, cris, coups de feu.
KÀRLOO, presque parlé.
A la grande porte !
(Il s*élance avec ses hommes vers la grande porte de droite qu'il cherche à ouvrir et qui résiste. Au même instant la porte des cloches s'ouvre et une troupe d'Espagnols débouche, tenant Jonas.;
RTSOOR, de méat.
Eux !
(Ébranlant la porte fermée avec rage).
Ah!
(On tire sur les conjurés, qui se massent sur les marches de la grande porte.) NOIRCARMES^ de même, au centre de l'action.
Rendez-vous 1
LES CONJURÉS, groupés.
Nous rendre Jamais ! Jamais ! Vive la Flandre !
(Coups de feu. — MouTement d« acèoe.)
1^ i>ATRlÈ!
GRIS, au milieu du tumulte.
. Feu ! Courage ! En avant 1
.|vt- ■ Feu!
(Les Flamands n'ont plus quedesépées pour se défendre. Tous los tsspa^noli descendent à la fois les grandes marches du fond et l'escalier de droite, entourant les conjurés d'un cercle de fer et d'arquebuses braquées sur eux).
RYSOOR, aux siens.
C'est trop, maintenant !
Amis, il faut mourir!
(Il jette son épée.) KARL 00, aux Espagnols.
Que pouvez-vous attendre?
Tirez, lâches !
(Noircarmei lèTe son épée pour donner le signal de tirer.)